Docteure en Géopolitique de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Membre du Conseil scientifique du Diploweb.com. Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Auteure de nombreux ouvrages.
Élections dans le monde ; Sort du Groenland ; Militarisation de l’espace ; IA en question ; Méditerranée orientale ; Brics+ ; Chine à 360 degrés ; Djibouti sous tension ; etc.
Voici la précieuse synthèse d’Axelle Degans qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique mondiale, voire passent un examen ou des concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire.
En Suède, les élections législatives de septembre 2026 laissent aux coudes à coudes la social-démocratie, la droite et l’extrême droite des Démocrates de Suède. La social-démocratie obtient 28% des suffrages exprimés, le parti conservateur des modérés remporte plus de voix que les Démocrates de Suède. Les partis doivent trouver des alliances pour former un nouveau gouvernement.
En Allemagne fédérale, les élections dans les länder s’enchaînent et se ressemblent pour le parti conservateur, la CDU du chancelier Friedrich Merz. La Saxe-Anhalt donne la victoire à l’AfD (Alternative für Deutschland) avec 43,8% des suffrages exprimés et une participation très élevée, à plus de 77%. Les autres partis recueillent bien moins de voix, la CDU seulement 17,2%, le SPD, die Grünen (Les Verts) et Die Linke (héritier de l’ancien parti communiste, un parti de gauche radicale) obtiennent autour de 9 à 8% des suffrages. Deuxième fait remarquable, l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), d’extrême-gauche, passe la barre des 5% ce qui lui permet d’être représentée au Parlement régional (landtag). La mobilisation des électeurs est suffisante pour donner une crédibilité à ce scrutin. Si ce land doit encore se donner un nouvel exécutif, les alliances politiques devant se nouer (s’organise un Brandmauer, un « cordon sanitaire » contre l’AfD d’extrême-droite) le signal est fort dans ce land de l’ex-RDA d’à peine plus de deux millions d’habitants. Ses habitants se sentent délaissés, dans une région frappée par la désindustrialisation et la pauvreté. Au-delà d’une très probable Ostalgie (nostalgie de la RDA car la réunification n’a pas tenu toutes ses promesses pour les Ossis), cette élection est d’abord une sanction de la politique du chancelier (y compris celle d’Angela Merkel qui a accepté en 2015 l’arrivée en Allemagne de plus d’un million d’immigrants depuis principalement la Syrie), et si l’on suit l’analyse du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, de celle de l’Union européenne. La classe politique allemande vit ce scrutin comme un tsunami car l’AfD pourrait prendre la direction de ce land. Ensuite, les élections du land septentrional du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale voient une nouvelle victoire électorale de l’AfD, alors que les sondages la donnaient au SPD socialiste. Avec 38,1% des suffrages, il est très peu probable que l’AfD puisse prendre la direction du Land dont est issue l’ancienne chancelière Angela Merkel. Ce qui est cette fois-ci spectaculaire est que la CDU recueillant moins de 5% des suffrages exprimés ne pourra pas être représentée dans le landtag : une défaite électorale cinglante et inédite dans l’Allemagne depuis la réunification (1990). Le SPD pourra probablement y nouer une alliance électorale, sans la CDU. Troisième élection, troisième défaite humiliante pour le chancelier : les élections à Berlin donne la victoire à Die Linke (25,7% des suffrages exprimés) devant la CDU à moins de 19% suivie de l’AfD à plus de 16% (en nette progression depuis les dernières élections), de Die Grünen qui obtient autour de 14% et du SPD autour de 12% des voix. La capitale allemande pourrait être dirigée par la gauche radicale avec le soutien du SPD et des Verts. La position du chancelier Merz est donc affaiblie, par trois scrutins qui doivent être pris pour ce qu’ils sont, une opposition clairement exprimée à sa politique intérieure mais aussi à sa politique étrangère.
En Russie, ce même mois de septembre 2026, les élections législatives donnent une victoire, sans surprise aucune, au parti du président Vladimir Poutine.
Au Maroc, les élections législatives de septembre 2026 sont marquées par une forte abstention, avec un taux de participation de moins de 40% ce qui entache la légitimité du sort des urnes. Le Parti authenticité et modernité (PAM), déjà au gouvernement, est arrivé en tête des suffrages exprimés. Il remporte 97 des 395 sièges du Parlement, devant en deuxième et troisième positions, les deux autres partis au pouvoir dans une coalition le Rassemblement national des indépendants (RNI) et l’Istiqlal. A noter que le parti islamiste et frériste le Parti de la justice et du développement (PJD) aura quatre fois plus de députés que lors de la précédente législature.
Washington vient de signer un accord avec le Groenland, qui bénéficie d’un statut d’autonomie au sein de la couronne du Danemark. Les Etats-Unis ont convoité le Groenland à plusieurs reprises. Après y avoir installé une base militaire en 1941, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, le président Truman propose à Copenhague d’acheter le Groenland pour 100 millions de dollars or. En 1951, Danemark et Etats-Unis, membres de l’OTAN signent un accord remettant la défense du Groenland dans les mains de Washington. En 2019, le président Donald Trump signifie sa volonté d’acheter le Groenland, annonce qu’il réitère en 2025. Les Américains y disposent d’une base militaire aérienne à Thulé, devenu base spatiale de Pituffik. Après une année de relations houleuses entre Washington et Copenhague, le président des Etats-Unis annonce avoir signé un accord qui lui permettra d’ouvrir de nouvelles bases militaires, probablement d’ exploiter les richesses minières, d’interdire à la Chine et la Russie de s’y implanter militairement. La défense du Groenland relevait déjà des Etats-Unis, qui finalement n’achètent pas l’île, mais pourront mieux surveiller la circulation maritime qui augmente en Arctique, les bâtiments chinois y sont de plus en plus nombreux.
Washington reconnaît avoir des armes en orbite. Cette déclaration n’est pas sans rappeler le « dôme d’or » ou « golden dôme », bouclier anti-missiles voulu par le président Donald Trump, c’est-à-dire des intercepteurs capables de contrer des tirs ennemis. Cette militarisation de l’espace en fait un champ de conflictualité à part entière. La Chine et la Russie la condamnent.
Paris accueille le premier sommet de l’espace qui réunit 90 pays, lors duquel Ariane 6 a décroché plusieurs contrats, le projet IRIS2 de constellation européenne continue à avancer, et des annonces sont faites pour promouvoir les acteurs européens de l’espace. Ce secteur a été bouleversé par les entreprises américaines et les Européens doivent enclencher une nouvelle dynamique.
Le ministère australien de la Santé a été victime d’un piratage de son site informatique de statistiques par un « agent autonome » d’OpenAI, la firme de Sam Altman l’aurait détecté seulement plusieurs mois après et tardé à en informer les autorités australiennes. Les progrès récents de l’Intelligence artificielle ne sont pas sans inquiéter car les piratages « autonomes » se multiplient, comme celui d’Hugging face (racheté par NVidia) attaqué par une IA autonome d’OpenAI et contré par une IA chinoise.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’initiative de la France, réfléchit à une possible régulation de l’Intelligence artificielle et pour cela a auditionné les patrons d’OpenAI (S. Altman) et d’Anthropic (Dario Amodei). L’IA suscite une « grande peur », la plus extrême étant celle d’une apocalypse - comme celle du scénario du film Terminator- plus généralement la crainte principale est la perte de contrôle. Le pionnier de l’intelligence artificielle, Yoshua Bengio, estime que les trois principaux risques sont les usages malveillants (armes...), la domination de quelques firmes de l’IA et une superintelligence artificielle qui prendrait le dessus sur l’humanité. La décision doit rester humaine, une coopération internationale est essentielle, car l’IA est clairement un enjeu de sécurité mondiale, reconnaît le patron d’Anthropic. Le président des Etats-Unis dénie tout danger existentiel de l’IA, quand le dirigeant chinois estime qu’il s’agit d’une manœuvre pour discréditer la Chine... Ces craintes relèvent-elles d’un « marketing de la peur » ? Vingt-deux pays appellent les entreprises de l’IA d’aboutir à des « protocoles de sécurité transparents ».
Hashim Thaçi, connu sous le nom de guerre du « serpent » est condamné en septembre 2026 par le tribunal spécial de La Haye à une peine de 25 années d’emprisonnement. Il est reconnu coupable de crimes de guerre en tant que chef de l’armée de libération du Kosovo (UKC). Il est accusé d’avoir organisé une vraie traque aux opposants albanais, aux Roms et aux Serbes ainsi que des sévices subis par des centaines de prisonniers en parallèle à la guerre qui a opposé les séparatistes du Kosovo à l’armée serbe de Slobodan Milosevic. Guerre qui s’est terminée avec les bombardements pendant trois mois de la capitale Belgrade par les forces de l’OTAN. Le verdict a donné lieu à des protestations à Pristina, la capitale du Kosovo. Hashim Thaçi est aussi accusé, dans un autre procès, d’atteinte à l’ordre public et à la justice pour intimidation et la subordination de témoins.
A l’image du discours de l’Union prononcé par le président des Etats-Unis tous les ans en janvier, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, prononce en septembre 2026 son discours au Parlement à Strasbourg pour présenter ses orientations. Elle y fait plusieurs annonces. Elle fait référence à la conférence de 1948, pour enjoindre les Européens à avancer vers davantage de fédéralisme. Elle annonce l’avènement d’une souveraineté européenne renforcée grâce à un Conseil supérieur de sécurité européen, donc un transfert de compétences militaires des États-nations vers l’Union. Elle propose au Canada de devenir membre associé, annonce qui a surpris beaucoup de parlementaires et ambassadeurs qui n’en avaient pas été informés. Ce statut de « membre associé » n’a d’ailleurs pas de réelle définition. Elle annonce aussi un EU Kids Act pour protéger les jeunes des réseaux sociaux. Globalement, après le constat du décrochage de l’Union européenne des Etats-Unis, dénoncé dans le rapport Draghi, elle propose de rendre l’Union plus compétitive, ainsi que de mieux saisir les défis technologiques et climatiques actuels. Elle signe un accord de libre-échange avec les Philippines.
En Méditerranée orientale, les relations se tendent de nouveau depuis la découverte en 2009 de gisements d’hydrocarbures entre Chypre et les côtes du Levant. La Turquie se montre assez offensive depuis cette date, occupant militairement déjà la partie nord de Chypre, membre de l’Union européenne, elle n’a pas signé la convention de Montego Bay et ne reconnaît pas la zone économique exclusive maritime des très nombreuses îles grecques et en revendique certaines. Face à des violations récurrentes de son espace aérien, Athènes décide, malgré son accord de défense avec Paris, d’acheter à Israël un système de défense aérienne très complet, au prix d’un important transfert de données. Le « Bouclier d’Achille » devrait protéger la Grèce, mais provoque l’ire de la Turquie, un petit parfum de l’Iliade...
Alors que la séance plénière de l’Assemblée générale de l’ONU n’a pas rassemblé en septembre 2026 plus de 130 participants, et certains chefs d’État se sont fait représenter par un ministre, la réunion des BRICS+ (près de 50% de la population mondiale et 40% du PIB) qui s’est tenue à New Delhi remodèle davantage la géopolitique mondiale. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, reçoit Xi Jinping qui avait décliné le G20 quand l’Inde en était l’hôte et qui a armé le Pakistan lors de l’accrochage militaire avec New Delhi au printemps 2025. A défaut d’une conciliation, il s’agit à minima d’un rapprochement limité et calculé quand les Etats-Unis s’en prennent au commerce des deux puissances asiatiques, mais des Etats-Unis avec lesquels l’Inde ne veut pas rompre. L’intervention militaire des Etats-Unis dans le Golfe divise les BRICS+ dont sont membres l’Iran et les Émirats Unis. Les BRICS+ se contentent de réaffirmer « soutien au système commercial multilatéral non discriminatoire, ouvert, équitable, transparent, juste, inclusif, prévisible et fondé sur des règles, avec l’Organisation mondiale du commerce au centre ». Ce qu’il faut retenir de cette réunion du « Sud global » est donc un début de rapprochement entre Inde et Chine, qui reste à confirmer, cette réunion des « grands émergents » et réémergents vise davantage un ordre mondial moins occidentalisé que de d’abolir celui qui existe déjà. La participation du président russe, Vladimir Poutine, malgré le mandat d’arrêt international le visant, montre le recul de l’ordre mondial tel qu’il a été bâti par les Occidentaux.
Après la réunion des BRICS+, où plusieurs dirigeants du Proche et Moyen-Orient ont pu discuter de la situation du Golfe persique, le dirigeant chinois Xi Jinping a rendu en septembre 2026 une visite à l’Égypte du maréchal al-Sissi, Égypte elle aussi membre des BRICS+. L’Égypte occupe une place de choix dans le dispositif chinois des « nouvelles routes de la soie » car le pays est à l’articulation entre Afrique et Asie. La Chine est devenue un partenaire commercial essentiel pour le Caire et la coopération s’établit désormais aussi sur le plan militaire, puisque des exercices conjoints ont été menés cet été. Cette visite s’inscrit dans une double optique géopolitique. Celle de l’inquiétude de Pékin face à une intervention militaire américaine qui déstabilise la région et le marché des hydrocarbures dont la Chine est très dépendante. Pékin se pose, dans la région, comme une puissance qui cherche une solution au conflit face à des Etats-Unis créateurs de désordre. Pékin se présente donc comme une alternative à la puissance américaine, au sein d’un « Sud global » créateur d’un nouvel ordre mondial. Xi Jinping est venu en Égypte pour mieux développer un partenariat entre son pays et cette région.
Xi Jinping rend une visite d’État à Washington, où le président Donald Trump, en venant l’accueillir à sa sortie d’avion, marque l’importance particulière de cette visite qu’il qualifie de « très positive pour les deux pays ». Cette relation bilatérale structure la géopolitique du XXIème siècle. Pékin a montré une résistance à la guerre commerciale menée par Washington, ce que n’a pas su faire Bruxelles, et a utilisé ses atouts, à l’exemple de celui de ses terres rares. La trêve commerciale est prolongée pour deux mois de plus. Pékin continue à se montrer offensif concernant Taiwan et a obtenu de Washington que des armes attendues par Taipei ne soient pas livrées. Le dossier de l’IA est aussi sensible pour les deux puissances. La politique de Donald Trump qui vise à saper les soutiens de Pékin, fragilise les positions de ses alliés quand Pékin affermit les partenariats patiemment tissés.
Djibouti, petite enclave de la corne de l’Afrique, face à la péninsule arabique et au détroit de Bab el-Mandeb , doit faire face à une nouvelle vague migratoire. La guerre au Yémen, déclenchée par une coalition saoudo-émiratie en 2015 dans le contexte post-révolte arabe, n’a jamais réellement cessé. Elle a repris en intensité avec l’intervention militaire américaine du 28 février 2026 La minorité chiite Houthie, proche de l’Iran des mollahs s’en prend aux navires circulant sur la mer Rouge entre canal de Suez et détroit de Bab el-Mandeb. Les Houthis continuent à guerroyer contre les Saoudiens, visant leurs infrastructures énergétiques, provoquant en retour de multiples frappes sur les positions houthies. Le Secrétaire général de l’ONU déclarait en 2017 qu’au Yémen se jouait la « pire catastrophe humanitaire » du XXIème siècle, sur fond de famine et d’épidémie de choléra. En 2026, la situation sécuritaire des Yéménites s’est encore dégradée, les poussant à l’exil. L’ONU estime que 130 000 personnes ont déjà été déplacées, que 3 000 ont déjà choisi l’exil et le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) prévoit que dans les prochaines semaines 230 000 yéménites risquent d’être déplacés et que Djibouti doit s’attendre à l’arrivée de plus de 10 000 personnes. Pour mémoire, Djibouti abrite plusieurs bases militaires étrangères, dont la dernière base militaire française en Afrique.
Ce géant de la corne d’Afrique, avec plus de 100 millions d’habitants, qui a inauguré le plus grand barrage d’Afrique sahélienne, le barrage Renaissance, est de nouveau en proie à la conflictualité. L’Éthiopie a perdu son débouché maritime après une longue guerre civile qui a donné lieu à une partition, et la création de l’Érythrée en 1993. Une autre guerre civile, sanglante, a opposé Addis Abeba dirigée par le Premier ministre, Abiy Ahmed, à la province septentrionale du Tigré dont les forces paramilitaires étaient parvenues à renverser en 1991 le dictateur, Mengistu Hailé Mariam, surnommé le « négus rouge ». En 2026, le cauchemar d’Abiy Ahmed prend forme car les forces centrifuges tigréennes – le Front de Libération du Tigré (FPLT) – font cause commune avec celles du Fano des Amhara et celles de l’armée de libération des Omoro ainsi avec d’autres forces régionalistes plus modestes comme celles de l’Ogaden, ancien théâtre d’une famine organisée par Addis Abbeba. Les retournements d’alliances sont légion, et désormais l’Érythrée soutient le FPLT qu’il a combattu lors de la guerre de 2020-2022, et les Soudanais, eux-mêmes en pleine guerre civile, entrent dans le « grand jeu » éthiopien. Les forces tigréennes contrôlent désormais les trois aéroports du Tigré.
Bonus
La guerre en Ukraine ne connaît pas d’accalmie, à la veille d’un nouvel hiver, et des territoires de plus en plus éloignés du front à la lisière du Donbass sont touchés. Ses connexions sont évidentes avec le nouveau conflit dans le golfe Persique dont les effets déstabilisateurs concernent les différentes pétromonarchies et désormais les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, véritables verrous de l’économie mondiale pour les hydrocarbures et donc le canal de Suez, crucial pour l’Égypte. Les menaces pesant sur l’évacuation du pétrole saoudien poussent la France à proposer une sécurisation militaire « défensive » de Yanbu. Ce sont deux exemples d’« extension horizontale » du conflit.
La flambée du prix de l’énergie, voire la raréfaction des hydrocarbures est liée à la baisse des exportations depuis le Golfe et à celle de l’activité des raffineries russes détruites par des drones. Les revendications sociales se multiplient donc, en Europe du Sud, en France, et surtout en Asie très dépendante des hydrocarbures du Golfe. La situation est très difficile dans la péninsule indochinoise, les restrictions sont sévères au Pakistan alimentant une forte colère, un état d’urgence énergétique est décrété depuis plusieurs mois aux Philippines, la situation est délétère au Bangladesh... L’énergie est bien le « nerf de la guerre économique ».
Il y a cinquante ans disparaissait Mao Zedong qui a dirigé la Chine de 1949 à sa mort en septembre 1976, après avoir mis fin au « siècle des humiliations » imposé par les Occidentaux [1]. A cette date, ce pays sort de tragiques décennies marquées par un pouvoir totalitaire, une conquête brutale du Tibet, les dizaines de millions de morts du « grand bond en avant », les millions de morts et centaines de millions de Chinois persécutés lors de la « révolution culturelle » qui s’est accompagnée d’un désastre économique.
Il y a vingt-cinq ans, le 11 septembre 2001, deux avions détournés par des terroristes d’Al Qaida percutaient les tours jumelles du World Trade center, une dramatique entrée dans le XXIème siècle. Commence alors un cycle de « guerre contre le terrorisme », en particulier Al Qaida dont un rapport de la CIA désigne l’origine saoudienne d’une part importante de ses financements. Les Etats-Unis réinvestissent le Moyen-Orient ... région où ils mènent encore en 2026 une opération militaire aux effets planétaires.
Le journaliste sportif français Christophe Gleizes est toujours aux mains d’Alger, condamné à sept ans d’emprisonnement, il est un otage, encore et toujours.
La Bolivie et le Paraguay ont trouvé un accord sur le tracé de leur frontière commune. Cet arrangement intervient après 88 ans de négociation. Le désaccord frontalier est issu de la guerre du Chaco qui a opposé les deux pays entre 1932 et 1935, guerre perdue par la Bolivie, qui avait déjà perdu son débouché maritime à l’issue de la guerre du Pacifique (1879-1884). Cet accord est une base de relations plus saines entre ces deux pays d’Amérique du Sud. La délimitation des frontières en Amérique latine reste souvent litigieuse. Cet accord est donc une bonne nouvelle.
Fin septembre 2026, la visite papale en France se déroule au mieux une grande ferveur accompagne le déplacement de Léon XIV.
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[1] Cf. Gérard Bouan, « Chine. Les guerres de l’opium », préface d’Emmanuel Véron, éd. Economica, 2026. Une réédition est prévue en 2027.




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