10/2019

Synthèse de l’actualité internationale d’octobre 2019

Par Axelle DEGANS, le 1er novembre 2019  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Agrégée d’histoire, A. Degans est Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment auteure de : A. Degans, Réussite aux concours 2019 ! La synthèse de l’actualité internationale 2018, éd. Diploweb, via Amazon, 2019.

Voici une synthèse de l’actualité internationale d’octobre 2019 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, suivent la spécialité HGGSP voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 13 800 followers)

Le sort des urnes

Les élections présidentielles tunisiennes ont été remportées en octobre 2019 par Kaïes Saïed face à son jeune challenger Nabil Karoui, libéré de prison pour l’occasion. Le nouveau président n’est pas issu du sérail politique et ne peut s’appuyer sur aucun parti. Il souhaite vivifier une démocratie directe, répondant aux aspirations de la « révolution du jasmin » de 2011, mais la fragmentation politique tunisienne est très poussée. Le défi économique et social à relever est d’ampleur. Le nouveau président aura-t-il les moyens de ne pas décevoir les espoirs suscités ?

Au Mozambique, les élections présidentielles ont vu en octobre 2019 la victoire du président sortant, Filipe Nyusi, avec près des trois-quarts des suffrages exprimés. Ce scrutin confirme la mainmise du Frelimo (Front de Libération du Mozambique), d’obédience marxiste, sur le pays depuis la fin de la guerre civile (qui l’a opposé au Renamo, Résistance nationale mozambicaine). Le résultat du scrutin est contesté par les opposants qui dénoncent le redécoupage de la carte électorale, les intimidations, les obstacles administratifs organisés à l’encontre du Renamo et le bourrage d’urnes… Un scrutin dont le résultat était largement joué d’avance dans un pays qui exploite sa manne gazière plus au profit de l’élite politique que de l’ensemble de la population. Cette élection n’est donc pas forcément porteuse de stabilité, car au-delà de la rancœur du Renamo, de la pauvreté de la population, sur fond de corruption du pouvoir, la partie septentrionale du pays est désormais en proie à une insurrection menée par des islamistes…

Les élections législatives canadiennes ont été remportées en octobre 2019 par le libéral et Premier ministre en poste, Justin Trudeau. Sa courte victoire ne lui permet pas de disposer d’une majorité au Parlement, il doit donc former un gouvernement de coalition.

En Autriche, les élections législatives sont remportées en octobre 2019 par l’ancien chancelier conservateur Sebastian Kurz avec un meilleur score que celui obtenu en 2017. Le gouvernement de Sebastian Kurz est tombé à la suite de l’affaire « Ibiza gate » qui a compromis l’un des ministres.

En Bolivie les élections présidentielles ont officiellement été remportées en octobre 2019 au premier tour par le président sortant, Evo Morales. Les résultats ont été proclamés après un long décompte, ce qui nourrit de lourds soupçons de fraude. Lors de combats de rue se sont affrontés les opposants au président et forces de l’ordre. La Paz, Sucre sont, par exemple, le siège de manifestations violentes. Une grève générale conteste aussi la légitimité d’un Evo Morales qui brigue un quatrième mandat qu’un récent referendum lui refusait pourtant.

Une course d’obstacles pour l’Union européenne

Synthèse de l'actualité internationale d'octobre 2019
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne (2019 - )
Crédit : Parlement européen, 2019

Ursula von der Leyen, prochaine présidente de la Commission européenne, peine à constituer son équipe de 27 Commissaires. Trois candidatures ont été refusées lors de l’audition : celles proposées par la Hongrie, la Roumanie et la France. La Hongrie a déjà proposé un nouveau candidat, mais la parité homme-femme est malmenée. Le récent renversement du gouvernement roumain retarde la présentation d’une nouvelle candidature et risque de repousser encore davantage la prise de fonction de la nouvelle Commission initialement prévue pour le 1er novembre 2019. Le refus de la candidature de Sylvie Goulard (en raison des affaires concernant un emploi présumé fictif et une rémunération perçue d’un Think tank américain - l’Institut Berggruen -, posant la question de conflit d’intérêts) est vécu comme une humiliation par Paris – qui a précédemment soutenu la candidature d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission – et un sûr témoin de la décrue de son influence au sein des instances communautaires. La France propose en octobre 2019 la candidature de Thierry Breton, ancien Ministre de l’Économie et président d’Atos. Il serait un défenseur du financement d’une Défense européenne et un défenseur de la souveraineté numérique européenne.

Le feuilleton du Brexit n’en finit plus. Le premier ministre Boris Johnson a proposé en octobre 2019 un plan qui a été accepté par les 27 membres de l’Union européenne, mais pas par le Parlement britannique. Le Brexit, qui devait être réalisé le 29 mars 2019, ne peut se faire pour le 31 octobre 2019, comme s’y était engagé le premier ministre britannique. Celui-ci propose, pour sortir du blocage parlementaire lié au Brexit qui a déjà fait tomber le gouvernement de Teresa May, d’organiser des élections législatives qui se tiendront courant décembre 2019. La date butoir du Brexit est repoussée, avec l’accord des 27 membres de l’Union, au 31 janvier 2020. Quitter l’Union est plus compliqué que l’on pouvait le penser initialement, essentiellement pour des raisons liées aux contradictions internes du Royaume-Uni.

La question des migrations se pose dramatiquement à l’Union. Fin octobre 2019, le Royaume-Uni a découvert, avec horreur, 39 cadavres enfermés dans un camion, des migrants en provenance probablement de Chine et de la péninsule indochinoise. C’est dans ce contexte que la Turquie menace d’ouvrir les portes des migrations « quand l’heure sera venue » malgré l’accord signé entre Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan qui engage Ankara à retenir les migrants contre une aide de plusieurs milliards d’euros, accord négocié au moment où la Grèce ne parvenait plus à faire face aux flux migratoires.

Courant octobre 2019, la France est rappelée à l’ordre par Bruxelles pour son budget 2020, comme l’Italie, car elle ne fait pas assez d’efforts pour se conformer aux critères communautaires. Paris s’oppose à l’ouverture de négociations concernant l’élargissement de l’Union européenne à l’Albanie et la Macédoine sans avoir au préalable réformé le mode de gouvernance communautaire, mais est seule. Ses partenaires européens s’offusquent de cette attitude car ils veulent tous accélérer l’intégration des Balkans occidentaux, pourtant bien peu prêts à intégrer l’Union au regard des différents critères à respecter. La vision française de l’Europe communautaire est de moins en moins partagée au sein de l’Union, et l’activisme du président français, européen convaincu, de plus en plus mal perçu. Certains pays d’Europe centrale et orientale lui reprochent aussi la main tendue vers la Russie, qu’ils considèrent parfois comme un ennemi.

L’Espagne face à ses fantômes

La Catalogne a été en octobre 2019 le théâtre d’importantes manifestations à la suite de la prononciation de peines d’emprisonnement à l’encontre de responsables politiques indépendantistes.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a procédé fin octobre 2019 à l’exhumation, décidée précédemment, de la dépouille de Franco du mausolée de « El Valle de Los Caídos » puis son inhumation dans une sépulture familiale. Certains nostalgiques du franquisme se sont exprimés à cette occasion, qui divise l’opinion publique quelques semaines avant les prochaines élections législatives, mais la jeunesse l’a surtout accueillie dans une grande indifférence. Il n’est pas sûr que cet épisode renforce l’actuel gouvernement.

La Russie renoue avec une politique de puissance mondiale

Vladimir Poutine accueille en octobre 2019 en Russie, à Sotchi, le premier sommet Russie-Afrique, qui témoigne du retour russe en terre africaine. Il s’est matérialisé par une présence remarquable et remarquée en Centrafrique depuis 2018. À Sotchi, Moscou s’inscrit dans l’héritage de la défunte URSS qui avait noué de nombreux contacts en Afrique (Algérie, Égypte, Angola, Guinée…) et inondé les marchés de ses armes, 43 pays africains ont fait le déplacement. Les accords sont économiques – matières premières, énergie, produits agricoles, infrastructures, armes … – mais aussi largement géopolitiques avec les nombreux mercenaires déjà à pied d’œuvre, la formation dispensée à des militaires et paramilitaires locaux, et la volonté affichée du Kremlin de lutter contre le djihadisme, notamment au Sahel. Un hard power russe qui commence à se doubler d’un soft power.

La géopolitique américaine des coups de théâtre

Après avoir initié un rapprochement avec la Corée du Nord du dictateur Kim, choisi un bras de fer commercial avec la Chine de Xi, Donald Trump vient d’annoncer en octobre 2019 le retrait des troupes américaines présentes sur le théâtre syrien. Cette décision, décriée non seulement par les Démocrates américains, mais jusqu’aux propres rangs du président, fragilise grandement les alliés kurdes, pour ne pas dire les livre à la vindicte d’Ankara. La Turquie enclenche immédiatement une opération militaire en territoire syrien contre les YPG, troupes combattantes kurdes syriennes qui ont été l’un des artisans de la libération du territoire syrien de l’emprise des djihadistes. De nouveau lâchés par leurs anciens alliés, les Kurdes cherchent à se rapprocher du président syrien Bachar el-Assad et de Moscou, dont l’influence est grandissante dans la région. C’est d’ailleurs la Russie qui obtient de la Turquie la suspension de son opération en Russie.

Cette décision américaine aggrave les tensions au sein de l’OTAN. Washington avait déjà demandé aux Européens d’assumer financièrement davantage leur défense assurée par l’OTAN. Les Européens sont échaudés par le retrait américain de Syrie, décidé unilatéralement, et le soutien apporté par Washington à Ankara, membre de l’OTAN, dont l’intervention militaire franchit une frontière internationale et se fait à l’encontre des alliés kurdes, intervention qu’ils condamnent.

La géopolitique américaine est un facteur de déstabilisation des relations internationales, qui permet à la Turquie d’Erdogan de s’enhardir, d’intervenir chez son voisin syrien, et de poser la question de la légitimité de l’existence de l’OTAN.

Nouvelles de Chine

La Chine fête en octobre 2019 le soixante-dixième anniversaire de la proclamation de la république populaire par Mao le 1er octobre 1949. L’occasion est fêtée avec faste par un défilé militaire à Pékin présentant au monde son savoir-faire en la matière. C’est davantage une célébration de la formidable réussite économique chinoise que de la prise de pouvoir par Mao ou du maoïsme. Un anniversaire qui a un parfum complexe et subtil de revanche sur l’histoire, de culte du chef dans la plus pure tradition communiste, du triomphe d’un « modèle chinois » valable pour le monde, d’une démonstration de force sur fond de contestation subversive à Hong Kong. En fait, les défis à relever pour Xi Jinping sont nombreux. La croissance économique est en berne, ce qui fragilise le parti communiste chinois (PCC), l’État policier (censure reconnaissance faciale, police politique…) est de plus en plus critiqué par les jeunes chinois, le vieillissement de la population est une autre épée de Damoclès, et la contestation hongkongaise est clairement perçue comme une menace. D’aucuns rappellent que le soixante-dixième anniversaire a été la dernière grande commémoration de la défunte URSS…

Les manifestations populaires continuent à Hong Kong, les violences se multiplient, le tout contribue non à renforcer le message de Pékin mais à décrédibiliser sa représentante dans l’Ile, Carrie Lam. Celle-ci a très probablement ses jours comptés à la tête de l’exécutif hongkongais. Les masques, dont se servent les manifestants pour se protéger de la reconnaissance faciale, ont été interdits.

Le temps de la contestation populaire

Après les « révoltes arabes » de 2011, les « gilets jaunes » en France en 2018-2019 mouvement né d’une nouvelle taxe sur le carburant, la contestation populaire s’est enhardie en Algérie, au Soudan, à Hong Kong où le niveau de violence monte et fait craindre une intervention militaire de Pékin… Au Chili, l’augmentation annoncée du coût du ticket de métro est l’étincelle qui met le pays au bord de l’insurrection en octobre 2019 et cause la mort de plusieurs personnes ; une grève générale est proclamée. En Équateur, la contestation est née d’une taxe sur les carburants, la répression a fait plusieurs morts. Au Proche et Moyen-Orient, c’est une taxe sur les communications WhatsApp qui jette les Libanais dans la rue : ils dénoncent la corruption généralisée du pays et l’insuffisance dramatique des services publics… L’importance des manifestations pousse le premier ministre Rafic Hariri à présenter sa démission, fin octobre 2019. En Irak, la contestation populaire enfle, elle concerne avant tout la communauté chiite, se cristallise dans la capitale et les provinces du Sud, elle dénonce la corruption structurelle réclamant le remboursement des colossales sommes détournées, le clientélisme et le taux de chômage élevé comme la quasi-absence d’un État. La répression a fait plus de 250 morts.

Ce sont des mouvements de défiance tant à l’égard de la classe politique de leur pays respectif qu’envers les élites économiques ou intellectuelles. Une nouvelle fois, les réseaux sociaux ont un rôle essentiel dans l’organisation de ces manifestations. L’horizontalité de ces mouvements leur confère une forme de résilience face aux arrestations, comme à Hong Kong.

Nouvelles du Levant et du Japon

Abou Bakr al-Baghdadi s’est suicidé en octobre 2019 lors d’une opération américaine, qui ressemble à celle des Navy Seals menée contre Ben Laden en mai 2011. Il s’est fait connaitre en s’autoproclamant calife de l’État islamique en 2014. Il s’agit à l’évidence d’une victoire pour Donald Trump et d’un sérieux coup porté à l’EI, mais il serait illusoire de penser que sa mort entrainera la disparition de Daech dont le pouvoir de nuisance n’est pas à mésestimer à l’heure où un autre coup est porté aux forces kurdes qui ont toujours été à la pointe du combat contre ces djihadistes.

Le nouvel empereur du Japon, Naruhito, a été intronisé en octobre 2019 lors d’une cérémonie autant grandiose que surannée. Le couple impérial pourrait incarner une certaine modernisation du Japon. Leur unique enfant étant une fille, elle ne peut régner, à moins que le nouvel empereur ne fasse évoluer les règles de succession.

Bonnes nouvelles

En octobre 2019, l’Égypte vient de mettre au jour à Assassif, non loin de la vallée des Rois, trente sarcophages, en bois peint, remarquablement bien conservés malgré leurs 3 000 ans. Il s’agirait de sarcophages de prêtres. L’Égypte multiplie les découvertes archéologiques – mais celle-ci est la plus importante depuis bien longtemps – ce qui devrait renforcer son attractivité sur les touristes internationaux, le tourisme restant une rente essentielle pour le pays même si le niveau de 2010 n’a pas encore été retrouvé.

Les prix Nobel de Littérature ont été décernés en octobre 2019 à la romancière polonaise Olga Tokarczuk et à l’écrivain autrichien Peter Handke, celui d’économie à la française Esther Duflo et aux Américains Michael Kremer et Abhijit Banerjee pour leur travail sur la lutte contre la pauvreté. Les Français sont rarement récompensés dans cette discipline – on se souvient peut-être de Jean Tirole en 2014, mais moins de Maurice Allais en 1988 – Esther Duflo est la première femme à l’être. Terrible signe des temps, à la différence de ses illustres prédécesseurs elle n’enseigne pas dans une université ou une grande école française mais au MIT (États-Unis, Massachusetts).

Novembre 2019-Degans/Diploweb.com


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| Dernière mise à jour le jeudi 7 novembre 2019 |
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