Comment devenir un diplomate français ou européen ?

Par Eléonore LEBON SCHINDLER, le 27 novembre 2020  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Après avoir été élève au Collège Stanislas à Paris, Eléonore Lebon Schindler poursuit ses études en classe préparatoire littéraire au Lycée Blomet (Paris). Elle envisage de travailler dans le domaine de la diplomatie, de la géopolitique ou encore des relations internationales. Elle a réalisé en juin 2020 un stage à la rédaction du Diploweb.com.

Cette présentation est destinée à toute personne qui souhaite devenir diplomate mais ne sait pas comment réaliser ce projet. Diploweb.com a enquêté et fait de belles découvertes.

COMMENT intégrer le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ? Comment réussir les concours de la diplomatie européenne ? Puis-je intégrer le corps diplomatique européen sans passer de concours ? Mon profil correspond-il à celui exigé ? Grâce aux contacts du Diploweb.com et à l’expérience de divers diplomates partagée au cours d’entretiens adossés à des recherches et lectures personnelles, voici les réponses, d’abord pour la diplomatie française (I), ensuite pour la diplomatie européenne (II).

I. La diplomatie française

Qu’est-ce qu’un diplomate ?

Les diplomates façonnent et mettent à exécution la politique étrangère d’un pays que cela soit sur le territoire national, en territoire étranger, dans les ambassades ou dans les consulats par exemple, ou lors de négociations internationales. Ce sont de hauts fonctionnaires qui représentent le pays (nous traiterons uniquement le cas de la France dans cet article).

La carrière de diplomate présente de nombreuses spécificités : elle implique de hautes responsabilités puisque le diplomate représente en permanence la France par ses actes et ses paroles. Par ailleurs, c’est un métier qui permet de voyager et d’habiter dans des pays différents. En outre, le diplomate est un haut fonctionnaire que l’on peut qualifier de « touche à tout », comme le décrit un de mes interlocuteurs qui a été détachée au Quai d’Orsay pendant trois ans :

« Une des caractéristiques pour celui qui embrasse la carrière diplomatique au Quai d’Orsay est qu’il sera dans une certaine mesure un touche à tout. En effet, une fois intégré au Quai d’Orsay, il constatera que cette institution n’est pas intérieurement cloisonnée : il sera très certainement amené à travailler dans des services très divers, sur des pays variés, en administration centrale et en poste, en chancellerie ou en consulat, dans le secteur politique, des médias, voire des RH, etc. En ce qui concerne les activités de cette institution, et cela me semble très précieux, il est presque possible de dire qu’un ambassadeur est devenu « omniscient » car il a acquis une compréhension parfaite de l’ensemble des services dans lesquels il a travaillé au cours de sa carrière. »

Comment devenir un diplomate français ou européen ?
Le Quai d’Orsay côté jardin

Quelques idées fausses sur la diplomatie française

« Pour intégrer le Quai d’Orsay, il faut être fils de diplomate ». En réalité, la reproduction sociale est assez faible. Les parents de hauts fonctionnaires sont pour la plupart issus des classes moyennes et supérieures. Les diplomates ne font pas exception. Par ailleurs, les fils de ces hauts fonctionnaires ne sont pas toujours bien accueillis par leurs collègues qui peuvent soupçonner un certain favoritisme. Enfin, les parents n’encouragent pas systématiquement leurs enfants à choisir cette carrière en raison des difficultés qu’ils ont rencontrées, etc. [1]

« Il est simple de devenir diplomate » : « Des centaines de candidats se présentent pour seulement une poignée de postes. Les concours sont très exigeants et il ne faut pas l’oublier. » Un ambassadeur de France

« Les diplomates sont inutiles » : « Les outils informatiques et le développement de la communication ne peuvent en aucun cas remplacer le travail d’un diplomate. Les relations entre les pays sont très complexes et ne peuvent se réduire à des échanges téléphoniques entre les chefs d’État. On a aujourd’hui, encore, et toujours, besoin de diplomates qui soient capables de rapprocher les mondes et de défendre les intérêts de leur pays sur un territoire étranger. » Un ambassadeur de France.

« Les diplomates ne font rien d’autre que d’assister à des cocktails en tant qu’invités ou en tant qu’organisateurs » : cet aspect est certes présent dans leur quotidien mais n’en constitue qu’une partie. En effet, ils gèrent l’ensemble de l’administration d’une ambassade ou d’un consulat et sont de réels médiateurs entre les pays. En outre, ces mondanités tant critiquées sont en réalité des moments de sociabilité pendant lesquels ils tissent des relations et recueillent des informations utiles pour leur pays.

Comment devenir un diplomate français ?

Pour y parvenir, il faut intégrer le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour cela, il existe quatre parcours différents.

Parcours 1 - Les concours. Quels sont-ils ? [2]

C’est la voie royale pour entrer au Quai d’Orsay. Il en existe cinq différents, tous dédoublés entre un concours interne, conçu pour des candidats occupant déjà un poste dans la fonction publique, et un concours externe, s’adressant aux candidats n’ayant jamais travaillé dans la fonction publique.

Deux d’entre eux sont des concours généraux, qui ne sont pas uniquement destinés à la carrière diplomatique, mais à la haute fonction publique en général :

Les concours interne et externe de l’École Nationale d’Administration (ENA), qui permettent d’accéder, entre autres, aux postes de Conseiller du Cadre général au Quai d’Orsay,

Les concours interne et externe des Instituts Régionaux d’Administration (IRA).

Les trois autres sont des concours spécifiques au Quai d’Orsay pour devenir :

Conseiller des Affaires étrangères du cadre d’Orient

Secrétaire des Affaires étrangères du cadre général

Secrétaire des affaires étrangères du cadre d’Orient

Il faut toujours garder en tête que ces concours sont extrêmement difficiles et que les effectifs admis sont très réduits (En 2015, quatre personnes ont été recrutées pour le poste de conseiller du Cadre général à la sortie de l’ENA et trois pour celui de Conseiller des Affaires Etrangères du Cadre d’Orient via le concours).

Enfin : « Ces concours sont réputés difficiles, il y a plus de postulants que d’élus mais il me semble qu’il faut garder en tête que ne pas être reçu n’est pas un "échec". La préparation du concours est intéressante en soi, extrêmement enrichissante et peut se révéler "utile" pour rebondir ailleurs. » - Détachée au Quai d’Orsay pendant 3 ans

Comment les réussir ?

L’Institut d’Études Politiques de Paris propose la meilleure préparation pour entrer au Quai d’Orsay, via l’ENA ou les concours spécifiques au Quai d’Orsay.

Les chances de réussite sont-elles identiques selon que l’on ait suivi l’enseignement de l’ENA ou bien celui de Sciences Po et de l’Institut National des Langues et Civilisations orientales (INALCO) ?

Le mythe récurrent de l’omniprésence des énarques dans les ministères s’applique de moins en moins au Quai d’Orsay. En effet, si l’ENA constitue une des voies royales pour accéder aux carrières les plus avantageuses, les lauréats du concours de l’Orient les « rattrapent » depuis les années 2010.

Parcours 2 - La voie politique

Il est également possible, bien que les cas soient assez rares, d’être titularisé par le Quai d’Orsay grâce à la voie politique. En effet, une affiliation au parti politique en place ou majoritaire au gouvernement, peut permettre d’être nommé au Quai d’Orsay et d’espérer par la suite d’être incorporé au Ministère de manière définitive, en ayant le statut de fonctionnaire.

Le cas d’Éric Chevalier, proche du Ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner le démontre puisqu’il a d’abord obtenu un poste au Quai d’Orsay grâce à lui, puis a ensuite intégré le Quai et est finalement devenu ambassadeur de France.

Parcours 3 - Le détachement de ministère à ministère

Le troisième type de profil que l’on trouve au Quai d’Orsay est celui de diplomates qui ont déjà travaillé au sein d’un autre ministère. Bien que le nombre de cas soient, là encore, très réduits, il est possible d’accéder au Ministère des Affaires étrangères et européennes lorsqu’un fonctionnaire a travaillé dans un autre Ministère, s’il a obtenu un ou plusieurs détachements au Quai d’Orsay et s’il a réussi à se constituer un réseau qui soutiendra sa candidature. Cette catégorie d’admissions parallèles a toutefois des conséquences sur le déroulement de la carrière et la montée en grade au sein du Ministère est plus tardive.

Ce fut le cas de Michel Duclos qui officiait au Ministère de la Défense, qui a été détaché plusieurs fois au Quai d’Orsay et qui a réussi à l’intégrer. Il a finalement eu une carrière diplomatique grâce à son poste initial au Ministère de la Défense.

Parcours 4 – De contractuel à fonctionnaire au Quai d’Orsay

Il est enfin envisageable, quoique les cas soient rares, d’être admis au Quai d’Orsay après avoir travaillé en tant que contractuel dans un des services du Ministère, comme le Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie (CAPS) pendant trois ou quatre ans.

« Le CAPS, c’est un peu le Think thank du quai d’Orsay. Il est possible d’y entrer si l’on est expert dans un domaine précis comme par exemple la géopolitique du Sahel. Y travailler en tant que contractuel permet d’être associé, un temps, à la réflexion et à l’action diplomatique. Cela peut être considéré comme une voie détournée pour entrer au Ministère des affaires étrangères mais très peu d’entre eux réussissent, en réalité, à intégrer la fonction publique par la suite. » Nicole Gnesotto

Il faut cependant noter une évolution dans les recrutements au Quai d’Orsay, ces dernières années : « Une des évolutions dans l’accès à la carrière que j’ai pu observer, lorsque j’ai travaillé au Quai d’Orsay, est l’accélération très rapide de la contractualisation ; ce phénomène n’est pas spécifique au Quai, on constate clairement une mise en cause de la fonction publique au sein de la société française. On le constate au Quai d’Orsay avec la multiplication très rapide des contrats à durée déterminée (généralement 2 ans renouvelables) et des vacations. Ce choix politique (et de société) peut se défendre, notamment sous un angle financier et au nom de la flexibilité. Pour la carrière diplomatique, il me semble néanmoins tout à fait préjudiciable à l’efficacité de l’institution, pour les raisons que j’évoquais précédemment : en milieu de carrière, un diplomate a acquis, de l’intérieur, une vision à 360° de l’institution, un compréhension totale de cette machine compliquée, et il est efficace. Aussi brillant soit-il, un contractuel, au bout de trois ans de travail a Département, ne peut avoir cette connaissance. » - Détachée au Quai d’Orsay pendant trois ans.

Mais alors une question émerge, quelle stratégie faut-il adopter ? Faut-il viser les concours ou bien tenter de devenir contractuel ?

« Tout dépend de votre philosophie de vie : si être diplomate est votre rêve, tournez-vous vers les concours. Le métier est stable quoique difficile d’accès. Si en revanche, être associé à l’action diplomatique ne constitue pas pour vous une fin en soi et que vous souhaitez appréhender d’autres structures ou d’autres administrations, alors le statut de contractuel vous conviendra probablement mieux. » - Détachée au Quai d’Orsay pendant trois ans.

Ainsi, il existe une voie prédominante pour intégrer le Quai d’Orsay, celle des concours. Les autres cas de titularisation, grâce à la politique, grâce à des détachements répétés de ministère à ministère ou enfin grâce à un contrat à durée déterminée au Quai d’Orsay tiennent de l’exception.

Encore plus mystérieuse, considérons maintenant l’accès à la diplomatie européenne.

II. La diplomatie européenne

Le cas particulier du diplomate européen

Le travail d’un diplomate européen est très différent de celui de son homologue national car il représente les intérêts de l’Union européenne (UE) et non ceux d’un seul et unique pays. La coordination des politiques extérieures des pays membres est au cœur de son métier. La diplomatie relève toujours, en grande partie, des compétences des États-membres. Il existe, toutefois, une Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), instaurée par le Traité de Lisbonne (2007), qui a pour mission de définir les directives d’une politique étrangère commune de l’Union. Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a été crée en 2011.

Il n’est aucunement issu de la Commission mais du Conseil, des Etats Membres et de la Commission (dont il a intégré la DG RELEX). Il est totalement indépendant de la Commission. Il a pour principale mission d’aider le Haut Représentant des affaires européennes et étrangères (Josep Borell en 2020 - ) à coordonner les vingt-sept politiques extérieures des États-membres.

Il existe trois types de postes au SEAE :

Des postes de direction dont le Haut représentant, le Secrétaire général, le Secrétaire aux affaires économiques, le Secrétaire aux affaires politiques, le Secrétaire aux réponses de crises ainsi que des directeurs de services chapeautant une région spécifique du monde (Service concernant l’Amérique du Sud par exemple),

Des postes au sein d’un réseau de délégations et d’ambassades de l’UE à travers le monde,

Des experts regroupés à la Commission européenne pour une durée limitée.

Quelques idées fausses sur la carrière diplomatique européenne

« La diplomatie européenne souffre plus d’un manque de visibilité, que d’idées fausses véhiculées à son sujet. Elle est, en effet, très souvent méconnue. Les citoyens européens ignorent qu’il y a plus de cent quarante délégations de l’UE dans le monde, avec un ambassadeur en titre. L’existence du SEAE est également très souvent ignorée. » Un diplomate européen.

« De plus en plus de personnes connaissent l’existence du Haut représentant pour les affaires étrangères et européennes. Cependant, sa fonction et son rôle sont souvent mal compris. Il est pris pour un ministre supranational alors que son rôle est de coordonner et non pas de prendre des décisions à la place des États-membres. Il n’est en aucun cas un ministre européen imposé par l’UE aux États-membres. » Un diplomate européen.

Comment devenir diplomate européen ?
Parcours 1 - Les Concours. Quels sont-ils ?

La première option est de passer les concours de l’UE, organisés par l’European Personal Service Office (EPSO). Parmi les nombreux concours existants, deux d’entre eux permettent de travailler dans le domaine des relations extérieures :
Le concours d’administrateur général ;
Les concours plus spécialisés comme le concours sur les Relations Extérieures [3]
Ces concours sont très difficiles, comme le sont les concours spécifiques au Quai d’Orsay. Le nombre de candidats se compte par milliers tandis que le nombre d’admis ne se compte qu’en centaines.

Quelle formation pour les réussir ?

Pour pouvoir postuler, il faut détenir un diplôme de Master ainsi que quelques années d’expérience professionnelle. Il n’y a pas de Master type : les domaines sont assez variés et des masters en économie, en droit, en sciences politiques, ou encore en relations internationales, permettent d’y accéder.
« Il existe des écoles spécialisées qui vous préparent de la meilleure manière. La plupart sont des instituts post-universitaires comme le Collège de l’Europe à Bruges, … Ces instituts ne vous offrent pas la garantie de réussir les concours mais ils vous y préparent de façon optimale. » Un diplomate européen.
Il existe également une autre catégorie de poste : celle d’agent contractuel à laquelle on accède également par des concours, mais elle ne donne pas accès à de hauts postes tels que Conseiller ou Chef d’une délégation européenne.

Parcours 2 - Être diplomate d’un État-membre

Il est également envisageable d’intégrer la diplomatie européenne si l’on est déjà diplomate d’un État-membre. Ainsi, les postes d’administrateurs dans les délégations européennes leur sont également ouverts ; ils ne passent pas de concours mais sont sélectionnés sur dossiers. L’ascension au sein du SEAE est ensuite possible, aussi occupent-ils des postes d’ambassadeurs, de conseillers politiques, ainsi que des postes géographiques.
Certains postes sont enfin occupés par des militaires des États-membres qui apportent leur expertise nationale à l’UE et qui traitent des questions de défense.

Parcours 3 – La voie politique

Dans la diplomatie européenne, « La filière politique est plus importante qu’au Quai d’Orsay. Il est possible d’être titulaire de la fonction publique, bien qu’encore une fois les cas soient rares, après avoir travaillé pour un Parti politique au Parlement, par exemple. L’effectif des fonctionnaires n’est pas souvent augmenté en raison des problèmes financiers liés aux retraites. » Nicole Gnesotto


Le cas particulier des Experts Nationaux Détachés (END)
Sont proposés aux END des postes d’expert à durée limité (entre deux ou quatre ans), dans leur domaine de prédilection, auprès des institutions européennes, dont la Commission et le SEAE. Ces domaines peuvent être très divers comme les secteurs nucléaire ou environnemental.
Pour prétendre à un poste d’expert, il faut passer par le ministère des Affaires étrangères de son pays. La Commission informe toutes les ambassades des États membres de l’UE des postes vacants et les ministères diffusent la description du poste puis récupèrent les dossiers de candidature et les envoient au SEAE. Une sélection puis des entretiens sont mis en place par la suite afin de choisir les heureux élus.


Certaines populations sont-elles avantagées dans la diplomatie française ou européenne ?

En ce qui concerne la diplomatie française, il n’y a pas de discrimination positive lors du concours. Le seul critère pour réussir est le mérite. La loi Sauvadet de mars 2012 met néanmoins en place une politique qui vise à promouvoir davantage de femmes à des postes de haute responsabilité sur lesquels elles restent sous-représentées. Ainsi, les effectifs de femmes ambassadeurs ont sensiblement augmenté en passant de 14 % en 2013 à 30 % en 2015. [4] «  Il y a en effet eu un effort majeur pour permettre aux femmes d’accéder à des postes d’ambassadeurs. Cette politique de féminisation a même été amplifiée depuis l’arrivée au gouvernement d’Emmanuel Macron et elle sera très probablement reprise par les gouvernements futurs. » Un ambassadeur de France.

Au sein des institutions européennes, de tels objectifs n’ont pas été formulés par une loi mais les femmes sont de plus en plus promues à des postes de direction.
Il y a également un réel effort de la part de l’UE afin de tendre vers une égalité du nombre de candidats retenus par État-membre. Les recruteurs essayent le plus possible de respecter la diversité des origines des diplomates pour éviter de trop privilégier les diplomaties que sont la France, l’Allemagne, …

Que faire pour optimiser vos chances de devenir diplomate ?

Pour la diplomatie en général :
Il est nécessaire d’être ouvert sur le monde et d’être polyvalent. Un diplomate doit s’intéresser à la géopolitique, à l’actualité, à de nouvelles cultures. Il est également recommandé de parler couramment plusieurs langues.
Enfin, il faut beaucoup lire, dans de nombreux domaines : histoire, géopolitique, économie, droit…

Plus particulièrement pour les diplomates européens :
Il est préférable d’avoir travaillé dans un environnement multiculturel (ONG, ONU, OTAN) car l’ouverture à l’international est un avantage.

Il est important d’être passionné par le développement européen, de croire en l’Europe, en ce qu’elle est capable de faire et de croire que la diplomatie européenne n’est pas vaine mais qu’elle est nécessaire et efficace.

Ainsi, force est de constater que la voie prééminente pour accéder à la diplomatie, qu’elle soit française ou européenne est celle des concours. Ceux-ci sont très exigeants et seuls les meilleurs réussissent mais ils constituent le vivier principal de recrutement du Quai d’Orsay et du SEAE.

La bonne nouvelle, c’est que la Lettre d’information du Diploweb.com compte plus de 200 diplomates dans ses abonnés, vous avez donc déjà de bonnes lectures ! Tous nos vœux de réussite !

Copyright Novembre 2020-Lebon Schindler/Diploweb.com

MAJ 4/12/2020


Bonus. Masterclass géopolitique. Quels sont les fondamentaux de la puissance ?

Le monde change, tous les jours, peut-être plus vite que jamais, mais la puissance reste. La puissance reste, mais elle change elle aussi, tous les jours, dans ses modalités. Pourtant, il y a des fondamentaux. Lesquels ? C’est ce que vous allez découvrir et comprendre. Ainsi, vous marquerez des points. Des points décisifs à un moment clé.

Pierre Verluise

Encore plus avec Diploweb.com

Nous vous invitons à consulter également la vidéo disponible sur le Diploweb.com, avec Christian Lequesne, Maurice Vaïsse et Pierre Morel : « Que font les diplomates ? », un classique déjà vu plus de 13 000 fois

Vous tirerez également des enseignements de l’entretien de Christian Lequesne avec Ivan Sand à propos de son livre "Ethnographie du Quai d’Orsay. Les pratiques des diplomates français".

Vous aurez encore plaisir à voir la vidéo d’un ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, au sujet de la France dans le monde.

Enfin, vous trouverez une réflexion stimulante dans l’entretien avec Jean-Pierre Lacroix « Diplomate : quel devoir de réserve ? »


Vous aussi, construisez le Diploweb !

Une autre façon de construire le Diploweb

Découvrez les livres géopolitiques publiés par Diploweb : des références disponibles via Amazon sous deux formats, Kindle et papier broché

[1Christian Lequesne, Ethnographie du Quai d’Orsay, Paris, Ed. CNRS, 2017, p. 43.

[2Christian Lequesne, Ethnographie du Quai d’Orsay, Paris, Ed. CNRS, 2017, p. 36 et suivantes.

[3Selon le site d’EPSO https://epso.europa.eu/career-profiles_fr, consulté le 17 juin 2020.

[4Christian Lequesne, Ethnographie du Quai d’Orsay, Paris, Ed. CNRS, 2017, p.65

Diploweb est sur Tipeee
Vous aussi soyez acteur du Diploweb ! Soutenez-nous via notre page tipeee.com/Diploweb
<

DIPLOWEB.COM - Premier site géopolitique francophone

SAS Expertise géopolitique - Diploweb, au capital de 3000 euros. Mentions légales.

Directeur des publications, P. Verluise - 1 avenue Lamartine, 94300 Vincennes, France - Présenter le site

© Diploweb (sauf mentions contraires) | ISSN 2111-4307 | Déclaration CNIL N°854004 | Droits de reproduction et de diffusion réservés

| Dernière mise à jour le mercredi 21 juillet 2021 |
/>