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Synthèse de l’actualité internationale de juin 2026

Par Axelle DEGANS*, le 1er juillet 2026.

Elections dans le monde ; La France a chaud... et elle n’est pas la seule ; Actualité communautaire ; A l’Est, du nouveau ; Nouvelles émeutes en Irlande ; Un accord pour le Moyen-Orient ? ; etc.

Voici la précieuse synthèse d’Axelle Degans qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique mondiale, voire passent un examen ou des oraux de concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire.

Le sort des urnes

L’ONU renouvelle en juin 2026 les membres non-permanents du Conseil de sécurité pour remplacer en 2027 le Danemark, la Grèce, le Pakistan, Panama et la Somalie. Ce renouvellement se fait par la voie de l’élection, et ont été élus l’Autriche, le Kirghizstan, le Portugal, Trinidad-et-Tobago et le Zimbabwe. L’Allemagne, elle, n’a pas recueilli suffisamment de suffrages : un revers diplomatique pour la première puissance économique de l’Union européenne et un important contributeur au budget de l’ONU.

En Roumanie, le président Nocisur Dan a choisi un nouveau Premier ministre libéral et europhile, Adrian Vestea, pour clore une crise politique entamée début mai 2026 avec le renversement du gouvernement du libéral Ilie Bolojan.

En Arménie, les élections législatives de juin 2026 sont remportées par le parti du Premier ministre Nikol Pachinian face au candidat pro-russe Samvel Karapetian.

Au Pérou, le deuxième tour des élections présidentielles de juin 2026 oppose le candidat de gauche Roberto Sanchez à Keiko Fujimori. Finalement, les résultats sont proclamés trois semaines après le scrutin, Keiko Fujimori remporte 50,13% des suffrages (contre 49,86% à son adversaire) et devient la nouvelle présidente du Pérou, après que son père l’a été entre 1990 et 2000. Ces élections se sont déroulées dans un climat politique particulièrement tendu et polarisé

En Colombie, les élections présidentielles opposent en juin 2026 Ivan Cepeda, candidat de gauche, dauphin du président sortant Gustavo Petro, à Abelardo de la Espriella, leader du parti Défense et Patrie. Ces élections mobilisent près des deux tiers du corps électoral, Ivan Cepeda remporte 48,7 % des suffrages contre 49,65% pour le candidat très à droite (les bulletins blancs sont comptabilisés). La campagne électorale s’est déroulée sous le signe d’une forte polarisation politique. Le nouveau président ne cache pas son admiration pour le président argentin Javier Milei.

L’Amérique latine opère un « virage à gauche » entre 2005 et 2006. Elle vit aujourd’hui un « virage à droite » avec les nouveaux présidents d’Argentine, Chili, Colombie et Pérou. Le Brésil organise des élections en octobre 2026 dont le sort est très indécis.

Dr. Axelle Degans
Degans/Diploweb

La France a chaud... et elle n’est pas la seule

La France connait un épisode de fortes chaleurs en mai 2026 et un nouvel épisode caniculaire à la fin du mois de juin 2026. La canicule est à comprendre comme le maintien sur au moins trois jours de fortes chaleurs de jour comme de nuit. Une cinquantaine de départements métropolitains sont placés en vigilance rouge, avec des pics de chaleur à plus de 40 degrés Celsius dans les départements de l’Ouest (Poitou-Charentes...) en région parisienne, et même en Bretagne où Rennes enregistre 42 degrés.... Cette canicule s’installe sur une semaine, et rappelle celle de 2003 dont les conséquences, à l’évidence, n’ont que peu été tirées. Les bâtiments les plus récents n’ont pas forcément pris en compte la donnée de probables périodes de forte chaleur à répétition. Les bâtiments publics (hôpitaux, maternités, écoles...) sont très difficilement rafraichis, car mal isolés de la chaleur, les transports en commun sont rarement climatisés, comme les habitations des particuliers. Beaucoup de rues sont mal ombragées, donc très chaudes, il n’est pas rare que des communes aient abattu des arbres, les remplaçant par des graminées demandant moins d’entretien, et ce n’est pas la vogue des arbres plantés dans de grands pots et disposés sur les places qui apporte de la fraicheur. De nombreux Ephad bénéficient d’une pièce fraiche, les pompiers se déplacent avec des lits de glace (leçons de la canicule de 2003), mais globalement la situation est indigne d’une grande puissance économique.

La prévention contre la climatisation est particulièrement forte en France (elle n’existe pas aux Etats-Unis...) pour des raisons essentiellement idéologiques. La généralisation de la climatisation nécessite de maintenir voire de développer la filière électronucléaire – qui produit peu de GES - que combattent les écologistes qui obtiennent la fermeture en 2020 de la centrale de Fessenheim. Aujourd’hui la transition énergétique vers une économie décarbonée et la transition numérique impliquent une forte augmentation des besoins en électricité, à laquelle les éoliennes et les panneaux photovoltaïques pourront difficilement répondre. Vers une évolution en faveur de la climatisation et du nucléaire ? La situation révèle non seulement une impréparation de la France face aux fortes chaleurs mais aussi un cruel défaut de l’argent public devenu trop rare pour anticiper. Les pouvoirs publics des villes, trop minérales, n’ont pas suffisamment pris la mesure des enjeux climatiques et l’espace urbain témoigne particulièrement de notre impréparation collective.

Cette vague de chaleur qui touche aussi la Grande-Bretagne et la Belgique se déplace vers l’Europe centrale et orientale ou des pics à plus de 40 degrés sont enregistrés en Allemagne, République tchèque.... et pas seulement sur le pourtour méditerranéen. Les Balkans et les Carpathes ne sont pas épargnés.

A l’inverse, le Brésil connait une vague de froid...

Tremblement de terre au Venezuela

Le Venezuela est frappé en juin 2026 par de fortes secousses sismiques, deux tremblements de terre de magnitude supérieure à 7 et 600 répliques à environ 200 km à l’Ouest de la capitale Caracas, dans la région de La Guaira. Il s’agit d’un doublet sismique, là où la plaque caraïbe glisse le long de la plaque sud-américaine, les failles de Bocono. Le bilan humain est très lourd, à l’heure où ces lignes sont écrites près de 2000 morts et plusieurs dizaines de milliers de disparus. Une tragédie nationale. Le pays ne s’est pas doté d’un système d’alerte précoce, la corruption du régime chaviste explique en partie le sous-investissement dans les infrastructures qui font défaut aujourd’hui. Les Etats-Unis déploient des Marines suite au tremblement de terre, alors que les survivants ne peuvent compter que sur la mobilisation de leurs concitoyens, l’État vénézuélien montrant sous un jour très cru et dramatique l’ampleur de sa déliquescence. L’OMS craint une flambée de maladies.

Actualité communautaire

Tivat, au Monténégro, accueille en juin 2026 un sommet UE-pays des Balkans occidentaux. Ces pays, en sus de l’Albanie, sont nés du démembrement de la Yougoslavie, pays qui a vu le jour après la Première Guerre mondiale sur les ruines des empires centraux et ottoman. De longue date, ces pays sont engagés dans un rapprochement avec l’Europe communautaire, et dans un délicat processus d’adhésion heurté par la rapidité de la décision de Bruxelles d’accorder le statut de « pays candidat » à l’Ukraine en guerre et à la Moldavie. Ces États balkaniques ont déjà bénéficié d’une enveloppe de six milliards d’euros pour la période 2024-2027 pour les aider à rejoindre les standards communautaires, mais le chemin reste très long à parcourir et Bruxelles désespère de la lenteur des progrès réalisés. Seul le Monténégro devrait pouvoir adhérer à l’Union européenne dès 2028, suivi de l’Albanie, pourtant remarquablement connue pour son degré très élevé de corruption : en septembre 2025 une IA (Diella) est nommée ministre des Marchés publics pour lutter contre la prévarication endémique... Il s’agit aussi de contrer l’influence russe déjà ancienne et surtout l’impressionnante présence chinoise (infrastructures, mines...).

L’alternance politique en Hongrie autorise en juin 2026 l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, ainsi que celle de la Moldavie, officiellement commencées ce 15 juin. Le chancelier allemand n’imagine pas une adhésion rapide de Kiev, si éloignée des standards occidentaux (État de droit, corruption, respect des minorités, économie viable...) et dont les défis posés à l’UE sont immenses (pays de grande superficie mais très peuplé, très pauvre, en guerre et donc à reconstruire, où se pose le problème des frontières, dont l’agriculture entre en concurrence mortifère avec celles des autres États membres, et nécessite de colossaux transferts financiers...), préférant proposer un statut de membre associé sèchement refusé par Volodymyr Zelenski.

En Pologne, la décision du président ukrainien d’attribuer en juin 2026, à une unité militaire, le nom d‘ « Armée insurrectionnelle ukrainienne » (UPA) a scandalisé aussi bien le président Karol Nawrocki que le Premier ministre Donald Tusk, une indignation transpartisane. L’UPA, dirigée par l’ultra- « nationaliste » Stephen Bandera, a assassiné de très nombreux civils Polonais lors de la Seconde Guerre mondiale (peut-être plus de 100 000 en Volhynie) ainsi que beaucoup de juifs en raison de leur appartenance religieuse, un épouvantable nettoyage ethnique faisant le jeu des nazis. L’Ukraine crée aussi un panthéon de ses « grands hommes » pour fédérer une nation ukrainienne autour de héros communs et le choix d’y honorer Andriy Melnyk, qui a pris la tête de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dont les membres ont intégré les SS heurte beaucoup en Pologne, alors que Varsovie a soutenu activement Kiev face à l’invasion russe et accueilli plusieurs millions d’Ukrainiens. La Pologne est le deuxième partenaire économique de l’Ukraine après la Chine, comment comprendre ces décisions ?

A l’Est, du nouveau

Relancée le 24 février 2022, la guerre russe en Ukraine est dans sa cinquième année, les belligérants s’épuisent dans une guerre d’usure dont le front évolue peu depuis plusieurs mois. Ces dernières semaines, les Ukrainiens utilisent leur nouvel avantage en matière de drone en frappant les infrastructures sur le territoire russe (raffineries provoquant des problèmes d’approvisionnement en Russie) ainsi que sur la péninsule criméenne (illégalement annexée depuis 2014) pour l’isoler du territoire russe, posant des difficultés notables à son envahisseur. Le président russe a décrété l’état d’urgence en Crimée et envoie des missiles sur Kiev.

Un oligarque ukrainien Vadim Ermolaev, ainsi que sa famille, ont été victimes d’un attentat en juin 2026 sur le sol monégasque où ils résident. Ses investissements en Crimée lui ont valu des sanctions dès 2023. Un règlement de compte sur le sol européen qui pose la question de la responsabilité : la mafia, Moscou ou Kiev ?

Nouvelles émeutes en Irlande

Des émeutes se sont déroulées en juin 2026 à Belfast en Ulster après qu’un Soudanais, arrivé depuis la France ait agressé un Irlandais, qui ne doit la vie qu’à l’intervention de plusieurs passants.

Le contexte est complexe. Les Irlandais font face à une envolée des prix de l’immobilier qui pénalise particulièrement les jeunes. L’Irlande est devenue un eldorado de la tech, accueillant de nombreux cadres. L’Irlande est aussi généreuse et accueille aussi de nombreux immigrants qui obtiennent des logements moins difficilement que beaucoup d’Irlandais. A plusieurs reprises, des émeutes ont déjà éclaté à Dublin contre des immigrants accusés d’agression contre des Irlandais. Le Parlement européen donne désormais la possibilité aux États qui le souhaitent d’expulser des immigrants clandestins vers des hubs hors territoire communautaire.

L’Ulster appartient au Royaume-Uni mais n’est pas hermétique face à ce qui se déroule dans le reste de l’ile qui appartient à l’Union européenne, car la frontière entre les deux parties de l’Irlande permet aisément d’accéder au Royaume-Uni. Les tensions communautaires sont fortes en Ulster, peuplée de cinq millions de personnes, et qui accueille une immigration légale mais aussi illégale contre laquelle se mobilise notamment la classe ouvrière déclassée. Cette affaire fait écho à ce qui s’est passé quelque peu avant au Royaume-Uni, « l’affaire Henry Novak » assassiné à Southampton par un agresseur sikh, meurtre suivi d’importantes manifestations en Angleterre.

Un G7 sous tension à Evian

A la veille de la réunion en juin 2026 du G7 à Evian, des affrontements ont eu lieu aux abords du site de l’ONU à Genève où les « No G7 », évalués à 20 000 personnes par les autorités suisses, se sont violemment opposés aux forces de l’ordre.

Un accord pour le Moyen-Orient ?

Le président américain croit parvenir en juin 2026 à un accord avec l’Iran dans le cadre du conflit du Golfe, accord qui doit amener à la réouverture du détroit Ormuz, grâce à un cessez-le-feu au Moyen-Orient et la fin du blocus naval des Etats-Unis. Il s’agit de mettre fin à la crise énergétique et de rétablir la circulation maritime. Pourtant, les objectifs définis par Washington ne sont pas atteints : dénucléarisation, la destruction du stock des missiles et la fin du soutien apporté par Téhéran à ses proxys (Hezbollah, Houthis...). Le Liban a payé un lourd tribut avec plus de 3 000 morts, et les Iraniens n’ont pas pu renverser le régime des mollahs, quant aux pétromonarchies, leur vulnérabilité a éclaté au grand jour. L’été 2026 permettra de préciser ce que devient cet accord annoncé par D. Trump. Cette guerre israélo-américaine contre l’Iran se solde par une dégradation de la capacité constatée des Etats-Unis, donc une réduction de leur puissance.

La circulation maritime a partiellement repris dans le détroit d’Ormuz, mais il n’est pas pour autant « débloqué » et la situation reste confuse car les frappes répondent aux frappes. En fait, les négociations piétinent, et Tsahal n’entend pas quitter le sol libanais.

Grand jeu en Asie

Xi Jinping s’est rendu en juin 2026 en Corée du Nord, après avoir reçu à Pékin les présidents américain et russe en mai 2026 et le leader nord-coréen lors du défilé militaire du 3 septembre. Kim Jong-un apporte, jusqu’à aujourd’hui, une aide appuyée à Vladimir Poutine dans la guerre en Ukraine. Xi cherche à consolider ses liens avec ses voisins du Pakistan à la Corée, dans un contexte particulièrement crisogène pour l’Asie depuis le déclenchement du conflit dans le Golfe.

La crise énergétique depuis mars 2026 est particulièrement dure pour les pays d’Asie qui dépendent beaucoup du détroit d’Ormuz pour leur approvisionnement, mais aussi de cette route maritime pour leurs exportations. Singapour accueille le Shangri-La Dialogue, le principal forum de sécurité de l’Asie-Pacifique. Les Etats-Unis n’y sont plus considérés comme un allié fiable mais plutôt comme une puissance déstabilisante, d’autant plus que Pete Hegseth n’a pas œuvré à les détromper. De nombreux pays asiatiques craignent que les Etats-Unis, polarisés sur le Moyen-Orient, où disparait leur stock de missiles... et leurs dollars, les laissent seuls face à la Chine.

Pendant ce temps, la pression de Pékin sur Taiwan ne faiblit pas...

Silence, on massacre en Birmanie

L’ONG américaine Acled (Armed Conflict Location and Event Data) publie en juin 2026 un rapport consternant sur la situation birmane. La junte a repris le pouvoir à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, mettant fin à une parenthèse démocratique déjà entachée du massacre des Rohingyas, minorité musulmane du pays. La junte militaire au pouvoir affronte par les armes les opposants politiques qui ont fui les villes et mènent une guérilla depuis les campagnes dès 2021. Au sein de cette guerre civile à bas bruit qui s’est diffusée à l’ensemble du territoire, Acled recense environ 1200 groupes armés, estimant qu’il s’agit du « conflit le plus fragmenté du monde » et quelques 100 000 victimes en plus des millions de personnes déplacées. Ce conflit sans nom est financé par la drogue...

Nouvelles d’Afrique

Chassée du Sahel, la France se tourne vers l’Afrique de l’Est – sommet Afrique-France – et renoue avec un Togo délaissé depuis l’arrivée au pouvoir en 2005 de Faure Gnassingbé, remplaçant son père. Ce rapprochement se fait au nom d’intérêts bien compris, endiguer le risque djihadiste et l’influence russe, écornée par les difficultés évidentes de l’Africa corps (ex-Wagner) au Mali. La France cherche à reprendre pied en Afrique de l’Ouest. Au même moment, la capitaine putschiste Ibrahim Traoré annonce en juin 2026 la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et Paris. Cette décision est peu commune : elle induit la fermeture des ambassades et consulats. En fait, à la tête d’une « révolution progressiste et populaire », le nouveau pouvoir burkinabé jugule toute forme d’opposition et coupe les ponts avec la France, alors que la lutte contre les djihadistes est un échec patent.

L’épidémie d’Ébola continue à progresser en juin 2026 en Ituri, province orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Deux cents décès sont enregistrés mais ils ne reflètent pas la réalité, car de nombreux décès « suspects » ne lui sont pas imputés. La RDC ne parvient pas à circonscrire cette épidémie, faute de moyens, de vaccins adaptés à cette variante – Bundibugyo - dont le taux de létalité est évalué à près de 25% par les autorités congolaises.

Le viol comme arme de guerre

Nous l’évoquions déjà dans Actualité internationale de mai 2026, à propos du pogrom réalisé par le Hamas le 7 octobre 2023 et des viols qui s’en sont suivis sur les prisonniers israéliens. Dans les prisons israéliennes, des viols ont aussi lieu. Dans le conflit ukrainien, le viol est aussi utilisé comme une arme de guerre. L’ONG Plan international révèle, à l’occasion de la journée internationale des filles, l’ampleur de l’utilisation du viol comme arme de guerre. C’est le cas au Soudan déchiré par la guerre civile, où le viol des jeunes femmes est utilisé pour une « purification ethnique », mais encore en Éthiopie lors de la guerre du Tigré (2020-22) et les viols continuent... les exemples sont hélas très nombreux, la terrible occurrence des viols dans la partie septentrionale du Congo le prouve.

Incroyable !

Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé en juin 2026 de couper l’IA Fable 5 d’Anthropique aux autres nations que les Etats-Unis : ils nous ont débranché ! La cérémonie d’investiture de Donald Trump nous avait montré la grande proximité entre le nouveau locataire de la Maison Blanche et les géants de la Tech. Ceux des Européens qui ne l’avaient pas encore compris prennent ainsi douloureusement conscience de leur situation de « colonie numérique ». La classe politique en Europe et en France sera-t-elle à la hauteur des enjeux ?

Disparition d’Yves Lacoste

Le géographe français, Yves Lacoste est décédé en juin 2026 à 96 ans. Il a révolutionné sa discipline avec la publication en 1976 de « La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre », année où il fonde la revue Herodote, qui devient en 1982 la Revue de géographie et de géopolitique, animée avec Béatrice Giblin et publie un premier dictionnaire de géopolitique, qu’il définit comme l’étude des conflits et des rivalités de pouvoir sur des territoires en tenant compte des représentations contradictoires qu’en ont les protagonistes. Il fonde, à Paris VIII, l’Institut français de géopolitique (IFG) qui lui rend un vibrant hommage. Yves Lacoste est ainsi le père de la géopolitique française, et, à ce titre, nous lui devons tous beaucoup. Un grand Monsieur s’en est allé.


Vidéo. Planisphère. Quel est l’apport d’Yves Lacoste à la géographie et à la géopolitique ? Avec Béatrice Giblin

Lire la synthèse rédigée de cette émission.


Ne pas oublier

En juin 2026, le journaliste français Christophe Gleizes est toujours aux mains d’Alger, condamné à sept ans d’emprisonnement, il est un otage, encore et toujours.

Bonnes nouvelles

Un espoir existe dans la lutte contre le cancer du pancréas. Un traitement à base de daraxonrasib, un inhibiteur permet une thérapie ciblée qui améliore de façon notable l’espérance de vie de ceux qui souffrent de cette maladie.

Les vacances d’été se profilent pour beaucoup. Que ces congés vous soient profitables.

Copyright Juillet 2026-Degans/Diploweb.com

*

Docteure en Géopolitique de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Membre du Conseil scientifique du Diploweb.com. Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Auteure de nombreux ouvrages.


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Citation / Quotation

Auteur / Author : Axelle DEGANS

Date de publication / Date of publication : 1er juillet 2026

Titre de l'article / Article title : Synthèse de l’actualité internationale de juin 2026

Chapeau / Header : 

Elections dans le monde ; La France a chaud... et elle n’est pas la seule ; Actualité communautaire ; A l’Est, du nouveau ; Nouvelles émeutes en Irlande ; Un accord pour le Moyen-Orient ? ; etc.

Voici la précieuse synthèse d’Axelle Degans qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique mondiale, voire passent un examen ou des oraux de concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire.

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