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La Chine menaçante, vraiment ?

Par Michel NAZET, le 2 février 2014  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé en histoire-géographie, droit et sciences politiques (IEP Paris). Actuellement professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Auteur de La Chine et le monde au XXe siècle. Les chemins de la puissance et Comprendre l’actualité : géopolitique et relations internationales, Paris, Ellipses.

Le pire semble actuellement peu crédible pour au moins trois raisons convergentes, explique Michel Nazet. La Chine a dans le passé toujours fait preuve d’un pragmatisme qui a prévalu sur son activisme tiers-mondiste ou la solidarité socialiste. Elle a intérêt à un apaisement qui de façon automatique ne peut que lui être profitable en raison de l’ombre portée de son influence anticipée et de la possibilité que lui offrent les États-Unis de devenir un « coactionnaire responsable » à l’échelle planétaire. Elle est, enfin, ouverte aux influences occidentales.

DEPUIS ces dernières années les incidents navals provoqués par la République populaire de Chine (RPC) se sont multipliés à une fréquence inusitée en mer de Chine [1].

Sans doute en écho aux évolutions géopolitiques actuelles marquées par les difficultés occidentales et a contrario une poursuite de la montée en puissance chinoise qui inquiète, à tort ou a raison, les géopolitologues américains [2], plusieurs œuvres de fiction [3] décrivent ce qui pourrait correspondre à très court terme à « une prise de bénéfice » de la part des Chinois. Dans chacun de ces romans, le but recherché est de faire de la Chine la première puissance mondiale, quitte à déclencher un début de conflit avec les États-Unis.

Récemment, la mise en service d’un nouveau passeport [4] par les autorités chinoises à l’automne 2012, avec une carte controversée en filigrane, a contribué à encore envenimer les relations avec leurs voisins alors que la RPC affiche désormais, depuis le printemps dernier et plus ou moins officiellement [5], des revendications sur Okinawa. Cet été enfin, la dernière session du Shangri-La-Dialogue à Singapour témoigne que « le temps est à l’orage » dans une zone Asie- Pacifique « qui a clairement un grave problème de sécurité » [6].

S’agit-il, de manifestations d’humeur d’une puissance qui se sent territorialement à l’étroit dans sa zone ? Faut-il prendre, à l’âge thermonucléaire [7], les gesticulations chinoises au pied de la lettre ? Sur quel type de conflit risquent-elles de déboucher ?

Indiscutablement non seulement le discours chinois est devenu menaçant mais ses actes relèvent de l’escalade en mer de Chine

La politique étrangère chinoise de l’ère Deng Xiaping et de ses épigones était marquée par une extrême prudence illustrée par la célèbre formule « fuir la clarté et rechercher l’obscurité » ou encore le slogan d’ « ascension pacifique » forgée par Zheng Bijian [8], conseiller de Hu Jintao et d’ailleurs assez vite remplacé par la formule officielle, encore moins provocante, de « développement pacifique ».

Le message subliminal consistait à sous-entendre que la Chine privilégiait son développement intérieur par rapport à celui de son outil militaire et qu’elle se ralliait au concert des nations et à un ordre international qu’elle n’avait pourtant pas contribué à mettre en place.

Un véritable tournant a été pris en 2008-2009, lié à la crise des subprimes et à l’effondrement consécutif du Consensus de Washington autorisant l’émergence du nouveau Consensus de Pékin.

En effet, après cette date, Pékin a accru fortement ses dépenses militaires, a accentué ses pressions territoriales sur l’Inde, multiplié les provocations et les incidents en mer de Chine, y compris avec les Américains [9], soutenu la Corée après le torpillage de la frégate sud-coréenne Cheonan (février 2010) ou lors du bombardement de l’île sud-coréenne de Yeonpyeong (novembre 2010).

Plus grave sans doute, la Chine semble désormais « saborder sa diplomatie publique » [10] par des positions de plus en plus intransigeantes que ce soit lors de la Conférence de Copenhague ou lors du premier dialogue stratégique et économique entre les États-Unis et la Chine (mai 2010)… ou en privilégiant ouvertement les relations bilatérales, où elle est en position de force, aux négociations multilatérales…

Une ligne géostratégique peu claire, des résultats contre-productifs, des précédents historiques loin d’être encourageants

Que veut cette « Chine qui inquiète » [11], comment comprendre son comportement et savoir quel est le prix qu’elle prête à payer pour atteindre son but ?

La réponse à la première réponse est largement connue : la Chine veut, de façon générique, se donner les moyens de son développement afin de « réaliser le rêve chinois », être une puissance reconnue, sinon suzeraine comme elle le fut jadis en Asie, contribuer à façonner un ordre international où elle aurait, avec les autres BRICS, davantage de prérogatives [12].

Les difficultés proviennent des moyens mis en œuvre et qui sont parfois difficiles à décrypter dans la mesure où le pouvoir chinois et son fonctionnement sont devenus, depuis 2002, une boîte noire illisible et incompréhensible, y compris par les spécialistes [13].

Les réponses aux questions suivantes sont moins claires. Les dérapages fréquents proviennent-ils d’une hybris chinoise, d’un émiettement de centres de décisions (le ministère des Affaires étrangères, l’Administration océanique d’État, l’Armée populaire de libération et le complexe militaro-industriel, l’influence d’un véritable lobby militariste) qui ont chacun leurs objectifs ?

Un point semble cependant faire consensus. Les dirigeants chinois mettent en œuvre un référentiel diplomatique spécifique qui est l’héritage de rémanences de leur histoire parmi lesquels la résurgence du concept de la Tianxia [14] et le souvenir d’une Asie tributaire de la Chine, les influences du néoconfucianisme triomphant de l’époque Song et de l’Art de la Guerre de Sun Tzu sont les éléments centraux. Ce dernier, reflet de la période des « Royaumes Combattants » (481-221 av. J.-C.) qui privilégie le machiavélisme, la tromperie et la trahison, la constitution d’alliances instables, l’utilisation de stratagèmes, passe en particulier pour être l’alpha et l’oméga de la stratégie chinoise…
Cette situation est dangereuse pour au moins trois raisons.

En premier lieu les revendications chinoises sont assez largement fumeuses : aucune n’a de fondement historique véritablement sérieux et « le catalogue des revendications territoriales chinoises est une sorte d’auberge espagnole où le régime peut puiser à sa guise » au gré de son humeur et de sa tactique du moment [15].

Elle apparente ensuite la Chine actuelle à des trajectoires historiques pour le moins inquiétantes qui sont, dans l’ordre chronologique, celles de l’Italie de la Renaissance, de l’Allemagne whilemienne devenue la référence incontournable [16], du Pacifique des années 1920.

Elle est enfin, à l’heure actuelle, très contre-productive suscitant une image de la Chine devenue négative. Elle est incontestablement aussi à l’origine de la réorientation diplomatique et militaire des États-Unis (le pivot) vers l’Asie, provoque la méfiance de la région, est à l’origine d’une coalition en formation autour des États-Unis et de l’Australie et réunissant un Japon qui « se désengage du désengagement », ainsi qu’une bonne partie des États riverains à commencer par le Vietnam [17].

Alors que la Chine est loin d’avoir les moyens militaires qui pourraient rendre crédible une confrontation avec les États-Unis

En dépit de l’augmentation de son budget militaire, de la modernisation de sa flotte navale et aérienne, les moyens aéronavals chinois sont actuellement très inférieurs en quantité comme en qualité (retard d’au moins d’une génération) aux moyens américains.

Ainsi, les budgets militaires respectifs des États-Unis et de la Chine pencheraient en faveur des premiers dans une fourchette de 5 à 6 en valeur absolue et de 1 à 2 par rapport à leurs PIB respectifs. L’United States Pacific Command dispose d’une série de bases qui encerclent, sauf au Nord, la RPC et sont à l’heure actuelle en capacité de contrôler l’essentiel des eaux du Pacifique en dehors des eaux territoriales chinoises.

Il n’en reste pas moins que la Chine se concentre actuellement, dans un contexte de guerre limitée (qui reste un concept flou et dangereux [18]), sur des stratégies anti-accès en Asie-Pacifique dites A2AD (il s’agit d’interdire ou de retarder à un corps expéditionnaire l’accès aux approches maritimes terrestres et aériennes d’une zone d’action militaire potentielle). À ce titre, elle se dote à l’heure actuelle d’un arsenal tactique respectable avec le J20 furtif, la mise au point de nouveaux missiles et d’un missile balistique « tueur de porte-avions » alors que de 2 à 4 porte-avions et deux SLNE seraient en chantier pour être livrés d’ici 2020 [19].

Cette stratégie pourrait se prolonger par une guerre dans le cyberespace, par ailleurs théorisée par les Chinois depuis 1999 [20], et qui non seulement y affecteraient près de 10 000 hommes mais testeraient périodiquement les systèmes informatiques américains.

Les États-Unis semblent prendre au sérieux la menace que pourrait représenter la Chine (sans qu’elle soit nommément désignée tout comme l’Iran et la Corée du Nord) « vis-à-vis des intérêts américains et la résilience du système international » au point d’en avoir fait l’un de leurs objectifs prioritaires de leur dernier Examen quadriennal de défense de 2010 [21]. Cela les a en particulier conduits à rénover leur concept d’Air Land Battle des années 1980 par le concept [22], qui reste flou, de Joint Operational Access (JOAC).

Il n’en reste pas moins que, sans même évoquer Henry Kissinger [23], beaucoup de spécialistes américains, comme Joseph Nye [24], dénient le déclin de la puissance américaine pour aujourd’hui et les décennies qui viennent, alors que Robert Kagan lui-même d’un avis comparable [25], souligne la banalité historique des exigences chinoises qui ne sont que le reflet de leur montée en puissance. Le français Jean-Louis Salaaman pose même la question abrupte de savoir [26], sans y répondre vraiment, si la menace chinoise ne serait pas tout simplement une invention du Pentagone.

La nouvelle guerre de 14 n’aura pas lieu

La Chine d’aujourd’hui inquiète et présente une menace suivant un gradient dont l’intensité diminue à mesure que l’on s’éloigne de la mer de Chine [27].

Cette attitude est largement justifiée par un constat sans équivoque qui tient à la domination d’un Parti-État au fonctionnement et aux visées opaques, au fonctionnement d’une économie expansionniste et aux possibilités exponentielles, à l’existence de problèmes internes considérables facteurs d’instabilités [28], d’une intégration internationale à la fois minimaliste et excessivement réaliste, et enfin de revendications territoriales et stratégiques à l’échelle du Pacifique occidental qui rappellent les errements japonais des années 1920.

Plus profondément sans doute l’essentiel tient-il au fait [29] que la Chine n’a pas véritablement de système de valeur partagé avec les tenants de l’ordre international actuel et que sa politique étrangère est en tension entre un héritage historique qui peut remonter à l’Antiquité, l’interdépendance qui résulte de ses échanges extérieurs actuels, l’anticipation d’une puissance promise pour l’avenir qui l’incite à la tentation d’une sphère d’influence dans la tradition des XIXe et XXe siècles. On y ajoutera que la Chine, grande puissance, a largement encore des pratiques qui relèvent de la guerre asymétrique.

Même si cette situation peut déclencher un engrenage susceptible de conduire à une guerre généralisée [30], le pire semble actuellement peu crédible pour au moins trois raisons convergentes.

La Chine a dans le passé toujours fait preuve d’un pragmatisme qui a prévalu sur son activisme tiers-mondiste (en Malaisie ou au Chili à l’époque de Pinochet) ou la solidarité socialiste (en Indochine dans les années 1960) et elle a toujours fait preuve de retenue [31], y compris lors des brefs conflits avec l’Inde (1962) ou le Vietnam (1979).

Elle a intérêt à un apaisement qui de façon automatique ne peut que lui être profitable en raison de l’ombre portée de son influence anticipée et de la possibilité que lui offrent les États-Unis de devenir un « coactionnaire responsable » à l’échelle planétaire.

Elle est enfin ouverte aux influences occidentales depuis le 4 mai 1919 et une évolution vers la démocratie n’y est pas improbable comme le suggère le précédent taïwanais ou y incitent plus ou moins ouvertement des politologues chinois pourtant proches du pouvoir qui appellent le pays à devenir plus transparent, à adopter une attitude plus « humaine », voire à contribuer à promouvoir le principe moral de la démocratie [32].

Que faut-il craindre à terme ?

Pour Edward Luttwak [33], la menace potentielle représentée par la montée en puissance de la Chine va être compensée par la force militaire américaine.
Pour le futur il préconise une stratégie qui a, a priori, le mérite du bon sens.

Il conseille d’abord de mettre en place assez rapidement une résistance géoéconomique qui pourrait consister à réduire les importations chinoises, à limiter les exportations de matières premières vers la Chine pour faire tomber son taux de croissance de 8 à 4 %.

Il préconise ensuite de laisser jouer le temps pour qu’« une Chine pleinement démocratique puisse évoluer sans entrave vers l’hégémonie mondiale… ».

Ce sont semble-t-il les solutions choisies. De façon parallèle à leurs efforts militaires, les États-Unis et la Chine se sont lancés dans une course à l’intégration économique [34] et à l’affirmation renouvelée de leur soft power [35].

Il n’est pas interdit non plus à l’Union européenne d’aller vers d’avantage d’intégration si elle veut avoir un avenir dans le monde qui vient et y peser davantage.

Copyright Janvier 2014-Nazet/Diploweb.com


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Pourquoi et comment faire un don au Diploweb ?

[1Voir Michel Nazet, La Chine et le monde au XXe siècle, Ellipses, 2012, p. 210-214.

[2VoirMichel Nazet, Chine nouvelle et China Bashing, Diploweb, 21 décembre 2012.

[3Voir en particulier Chan Koonchung, Les années fastes, Grasset, 2012 et Eric Laurent, La conspiration Wao Yen, Flammarion, 2013.

[4Julie Desné, La Chine se voit en trop grand sur ses passeports, Le Figaro, 29 novembre 2012.

[5La Chine rejette les protestations japonaises à propos de l’article du Quotidien du peuple sur Okinawa, Xinhua, 10 mai 2013.

[6Rory Medcalf, Shangri-La Dialogue, Hints of Stormy Weather, The Diplomat, 4 juin 2013.

[7Cf. Pierre Marie Gallois, Stratégie de l’âge nucléaire, préface de Raymond Aron, Ed. François-Xavier de Guibert, 2009.

[8Zheng Bijian, L’ascension pacifique de la Chine vers le statut de grande puissance, Foreign Affairs, septembre-octobre 2005.

[9L’USS impeccable a été, selon CNN le 9 mars 2009, « harcelé » par une flottille de navires chinois qui ont tenté de lui arracher son sonar.

[10F. Godement, Que veut la Chine, Odile Jacob, 2012, p. 172-173.

[11Cf. Jean-Luc Domenach, La Chine m’inquiète, Perrin Asies, 2008.

[12Cf. les déclarations des Sommets des BRICS depuis 2009.

[13François Godement, ouvrage cité, p.69-70, p. 177-184.

[14Ji Zhe, Tianxia, retour en force d’un concept, La vie des idées, 2008. L’expression signifie littéralement Tout-sous-le-ciel et synthétise une représentation de l’univers qui place la Chine en son centre.

[15François Godement, ouvrage cité p.240-241.

[16Voir le chapitre consacré à la question dans Edward N. Luttwak, La montée en puissance de la Chine, Odile Jacob, 2012.

[17Pour le détail voir Edward N. Luttwak, ouvrage cité chapitres 13 à 20.

[18Voir Thierry Widemann, La guerre illimitée n’existe pas, Armées d’aujourd’hui n°353, septembre 2012.

[19Voir Arnaud de La Grange, Les nouvelles armes qui inquiètent Washington, Le Figaro, 11/01/2011.

[20Qiao Liang et Wang Xiangsui, La guerre hors limites, Rivages poche, 2006. Selon eux, dans ce type de guerre, tous les moyens sont bons pour obliger, pour obliger de façon permanente l’ennemi à se soumettre à ses propres intérêts.

[21Empêcher et vaincre les agressions dans des contextes d’anti-accès ; Opérer efficacement dans le cyberespace.

[22Frédéric Jordan, Joint operational concept, réalité objective ou coup de bluff face au risque chinois d’A2AD ?, février 2013, Alliance géostratégique, L’écho du champ de bataille.

[23Henry Kissinger, De la Chine, Fayard, 2011, évoque l’établissement d’une relation stable et durable avec la Chine pour stabiliser les relations entre les Etats de l’Asie, y compris l’Inde et la Russie, et contribuer à leur développement économique.

[24Joseph Nye, Future of power, PublicAffairs, New York, 2011.

[25Robert Kagan, The World America Made, Alfred A. Knopf, New York, 2011.

[26Jean-Loup Samaan, La menace chinoise, une invention du Pentagone ?, Vendémiaire, 2012.

[27Voir à ce titre la politique française vis-vis de la Chine. Il n’en reste pas moins, Cf. Luc Viellard et alii, Vulnérabilité de la France face aux flux maritimes, février 2012, Délégation aux affaires stratégiques, qu’un conflit en mer de Chine aurait des conséquences économiques très négatives pour le pays.

[28Michel Nazet, ouvrage cité, p.169-185.

[29Yan Xuetong, Ancient chinese thought, Modern chinese power, Princeton University, 2011 ainsi que l’école de Tsinghua y travaillent.

[30Relire le scénario imaginé par Samuel Huntington, Le Choc des civilisations, Odile Jacob poches, 2000, p. 472-476. Tout part d’une alliance, déconseillée par l’auteur, entre Les Etats-Unis et le Vietnam et s’achève par un tir de missile sur Marseille depuis l’Algérie…

[31La guerre de Corée, complexe mais éclairante mériterait un développement spécifique, cf. Philippe Devilliers, L’URSS, la Chine et les origines de la guerre de Corée, Revue française de sciences politiques n°6 1964, p. 1174-1194

[32François Godement, ouvrage cité, p.31.

[33Edward Luttwak, ouvrage cité, p.223-234.

[34Cf. les projets de partenariats transatlantique et transpacifique pour les Etats-Unis ; projets d’intégration asiatique et de Banque de développement des pays émergents pour la Chine…

[35Cf. le discours de B. Obama devant le Parlement Britannique en mai 2011 et l’article de Hu Jintao dans la revue Qiu Shi en janvier 2012 qui lui fait écho.


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