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| www.diploweb.com Géopolitique des frontières de l'Europe - Dossier documentaire La Biélorussie, dernière "dictature" d'Europe par Caroline Leguy, Responsable des ressources documentaires du Centre de documentation de l'Institut supérieur d'Interprétation et de Traduction (ISIT), à Paris |
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Depuis l'indépendance proclamée par le Parlement biélorusse le 25 août 1991, la Biélorussie (ou Belarus) reste dominée par la problématique Est-Ouest imposée par la Russie, qui prend une dimension nouvelle depuis l’élargissement de l’UE et de l’OTAN aux pays de l’Est.
Depuis l’élection du Président Alexandre Loukachenko en 1994, la Biélorussie est très isolée sur la scène internationale à l’exception de ses rapports avec la Russie. De fait, le 24 novembre 1996 a été adopté un référendum lui permettant de prolonger de deux ans le terme de son mandat alors que la loi électorale biélorusse ne le permettait pas. En 2004, un second référendum portant sur la modification de la Constitution lui ouvre le droit de se représenter en 2006 pour un troisième mandat consécutif, renforçant et légitimant l’autoritarisme du président biélorusse.
Depuis 2004, la situation des droits de l’homme s’est fortement dégradée en Biélorussie, le gouvernement poursuivant sa politique d’ « étouffement » de la société civile et de l’opposition. Considérée comme la dernière « dictature » d’Europe, la Biélorussie est aussi le seul pays européen à n’avoir pu rejoindre le Conseil de l’Europe.
Sur un plan économique, la Biélorussie, largement dépendante de la Russie concernant les ressources énergétiques, a signé en 1997 le traité de l’ « Union de la Biélorussie et de la Russie » visant à créer un Etat unifié tout en permettant aux deux pays de conserver leur souveraineté nationale. Membre actif des accords de la CEI depuis 1991, la Biélorussie compense ses relations difficiles avec l’Union européenne en se tournant vers le Moyen-Orient (Syrie, Iran…).
Le 19 mars 2006, Alexandre Loukachenko est réélu président de la République du Belarus. Suite à cette élection présidentielle jugée frauduleuse par la communauté internationale, marquée notamment par l’arrestation de candidats de l’opposition, l’OTAN a décidé le 30 mars 2006 de réévaluer son partenariat avec la Biélorussie. Les relations de l’Union européenne avec le Belarus continuent de dépendre des progrès réalisés en vue de la démocratisation du pays.
Mise en ligne sur le diploweb.com: décembre 2006
Biographie de l’auteur, Caroline Leguy, en bas de page |
SOMMAIRE
Gouvernement de la Biélorussie
La Constitution de 1994, amendée en 1996, autorise le pouvoir législatif à être représenté par une assemblée nationale bicamérale : une chambre de 110 membres représentatifs, élus pour un mandat de 4 ans, un conseil républicain de 64 membres dont 8 membres sont des candidats à la Présidence et le reste est élu par les autorités locales. Le président, qui est directement élu pour 5 ans, bénéficie du pouvoir exécutif et est assisté par le Conseil des Ministres lui-même responsable de l’Assemblée Nationale.
Conseil des Ministres de la République du Belarus/Council of Ministers of the Republic of Belarus
Constitution de la Biélorussie adoptée en mars 1994 mais amendée le 27 novembre 1996 par référendum national afin de renforcer le pouvoir présidentiel et étendre la durée du mandat du Président de la République, Alexandre Lukashenko. [en ligne]. Anglais. 33 p.
Disponible sur :
<http://www.government.by/public/shared/eng/constitution_en.rtf>
*La Constitution insiste sur la souveraineté du système constitutionnel et l’interdiction d’y porter atteinte. Par ailleurs, l’information et le droit de se rassembler sont clairement définis comme limités ou déterminés par la loi (articles 34 et 35).
Coopération et aide au développement économiques
Coopération économique régionale
CEI - Initiative Centrale Européenne
Plan of Action 2004-2006 (Warsaw, November 21, 2003). [en ligne]. 13 p.
<http://www.ceinet-download.org/download/2003summit_warsaw_PoA.pdf>
*L’ ICE est une forme flexible et pragmatique de coopération régionale, créée en 1989, en réunissant 17 États : l’Albanie, l’Autriche, la Biélorussie, la Bosnie-herzégovine, la Bulgarie, la République tchèque, la Croatie, l’Italie, la Macédoine, la République de Moldavie, la Pologne, la Roumanie, la Serbie-Monténégro, la Slovaquie, la Slovénie, l’Ukraine et la Hongrie. La Biélorussie a adhéré à l’ ICE en 1996.
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus and the Central European Initiative (CEI). [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/multicoop&id=7>
OCEMN – Organisation pour la Coopération Economique de la Mer Noire /BSEC – The Black Sea Economic Cooperation
La Biélorussie suit avec intérêt le développement de la coopération économique des Etats membres de l’OCEMN (Organisation pour la Coopération Economique de la Mer Noire), considérant qua sa position stratégique augmentera son rôle dans la région au cours du XXIe siècle. La Biélorussie est donc intéressée à renforcer la coopération avec les membres de l’OCEMN dans de nombreux domaines (protection de l'environnement, énergie, transports et communications…).
*En février 1999, la Biélorussie a fait une demande en vue d’obtenir le statut d'observateur au sein de l’OCEMN.
<http://bsec-organization.org/main.aspx?ID=About_BSEC>
CEMB – Conseil des Etats de la Mer Baltique/CBSS - Council of Baltic Sea States
En raison de ses frontières communes avec la Russie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, la Biélorussie suit également avec intérêt la coopération des Etats membres du Conseil des Etats de la Mer Baltique (CEMB) créé en 1992.
*En mars 1999, la Biélorussie a fait une demande en vue d’obtenir le statut d'observateur au sein de la CEMB.
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus and the Council of Baltic Sea States (CBSS). [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/multicoop&id=7>
The Northern Dimension – European Union/Dimension nordique de l’Union européenne
La « Dimension nordique » de l’UE reflète les relations économiques de l’UE avec la Russie (en particulier, le Nord-Ouest) dans les régions de la Mer Baltique et de la Mer Arctique. Les plans d’actions visent à renforcer le dialogue et la coopération entre l'EU et ses Etats membres, les pays nordiques liés à l'EU via l'European Economic Area (la Norvège et l'Islande) et la Russie. La « Dimension nordique » est mise en application dans le cadre de l’Accord de partenariat et de coopération avec la Russie (APC) signé en décembre 1997.
*En octobre 1999 la Biélorussie a fait une demande en vue d’obtenir le statut d'observateur dans la « Dimension nordique » de l'Union européenne. Le Belarus est particulièrement intéressé par la coopération dans le secteur de l’énergie.
<http://ec.europa.eu/comm/external_relations/north_dim/index.htm>
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus and the Northern Dimension of the European Union. [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/multicoop&id=7>
**L’ensemble des demandes de statut d’observateur au sein de ces organismes n’ont pas abouti.
Communauté économique eurasienne/Eurasian economic community
La Communauté économique eurasienne est une Union douanière créée en 1995 par la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, renommée EurAsEc le 10 octobre 2000. Depuis 2000, la Moldavie et l’Ukraine (2002), l’Arménie (2003) et l’Ouzbékistan (2005) ont rejoint EurAsEc.
EurAsEc doit servir de base à la stabilisation et à la croissance économiques par le développement des relations commerciales des états-membres et la résolution des problèmes d’intégration économique des Etats.
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus – Cooperation within Eurasian economic community. [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/multicoop&id=2>
*Le 8 mai 2006, l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) – fondée en juin 2001 et qui comprend la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan - et la Communauté économique eurasienne (EurAsEc) ont signé à Beijing un mémorandum d'entente qui prévoit le renforcement de la coopération dans le commerce, l'énergie, la protection de l'environnement, les transports, l'investissement, le tourisme, l'éducation, la santé, les sports, les services, l'enseignement, les sciences ainsi que la culture.
Espace Economique Unique (EEU)
En 2003, Vladimir Poutine avançait l’idée d’un projet d’Espace économique commun comprenant la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan. En septembre 2004, un sommet des pays concernés par ce projet, appelé Espace économique unique (EEU), a jeté les fondements de cette nouvelle coalition économique qui permettrait d’harmoniser les règles des échanges entre ses membres.
<http://www.colisee.org/article.php?id_article=1417> (COLISEE - Comité de liaison pour la solidarité avec l'Europe de l'Est)
La Biélorussie, compensant une coopération économique difficile avec l’Occident, se tourne également vers l’Orient : en avril 2006, le Comité syro-biélorusse pour la coopération économique a formé des commissions spécialisées afin de renforcer leurs relations commerciales. (SANA – Agence de Presse Arabe Syrienne – www.sana.org).
Coopération économique internationale
Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)
Son rôle est de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d'Europe centrale et orientale et de la Communauté d’Etats indépendants (CEI) qui s'engagent à respecter et à mettre en pratique les principes de la démocratie et de l'économie de marché. La Banque s'efforce d'aider les 27 pays où elle opère à mettre en œuvre des réformes économiques structurelles et sectorielles et encourage la concurrence, la privatisation et l’esprit d’entreprise.
*Pour encourager la transition de la Biélorussie vers la démocratie, une société pluraliste et une économie de marché, l'EBRD investit exclusivement dans le secteur privé, en concentrant ses efforts sur de petites et moyennes entreprises à travers un programme de prêt. Elle a également fait des investissements sélectifs dans des entreprises privées plus grandes afin de favoriser le développement institutionnel à long terme et pour aider l'accès aux marchés internationaux.
<http://www.ebrd.com/country/country/belarus/index.htm>
Strategy for Belarus. 49 p. [en ligne]. Anglais.
<http://www.ebrd.com/about/strategy/country/belarus/strategy.pdf>
Banque Mondiale/The World Bank Group
Le Belarus a rejoint la Banque Mondiale en 1992. L'aide de la Banque Mondiale est centrée sur la création de bases solides afin d’améliorer la croissance économique sur le long terme, la santé, l'éducation, les services sociaux et la protection de l'environnement, notamment suite aux répercussions du désastre de Tchernobyl.
En mars 2001, le Conseil de la Banque Mondiale a approuvé la Stratégie d'aide au pays (CAS) pour le Belarus.
Country Assistance Strategy for Belarus 2002-2004, 16 mai 2002. [en ligne]. 49 p. Anglais.
<http://siteresources.worldbank.org/INTBELARUS/Resources/cas_engl.pdf>
Belarus : Window of Opportunity to Enhance Competitiveness and Sustain Economic Growth. 8 novembre 2005. [en ligne]. 248 p. [en ligne]. Anglais.
Fonds Monétaire International (FMI)/International Monetary Fund (IFM)
L’une des missions essentielles du FMI consiste à favoriser le dialogue entre les États membres sur les conséquences que leurs politiques économiques et financières peuvent entraîner à l’échelle nationale et internationale. Ce processus de suivi et de consultation, qu’il est convenu d’appeler «surveillance», a évolué rapidement en réponse aux mutations de l’économie mondiale. Depuis quelques années, les activités de surveillance du FMI ont aussi pris un caractère de plus en plus ouvert et transparent. Le FMI conseille les pays membres et les aide à appliquer des politiques économiques et financières qui visent à promouvoir la stabilité, à réduire la vulnérabilité aux crises, à encourager une croissance durable et à relever le niveau de vie de leurs populations. La Biélorussie a rejoint le FMI le 10 juillet 1992.
Pour accéder à l’ensemble des publications du FMI concernant la Biélorussie :
<http://www.imf.org/external/country/BLR/index.htm>
*Les Public Information Notice sont publiés après des discussions de conseil exécutif des consultations de l'article IV avec les pays membres, de sa surveillance des développements au niveau régional et des évaluations a posteriori des pays membres avec des engagements à plus long terme de programme. Chaque notification publique d’information contient une section de fond, une table des indicateurs économiques choisis et une évaluation du Conseil exécutif.
Central Intelligence Agency – CIA World Factbook
Description de l’économie biélorusse avec données détaillées par secteur.
<http://www.odci.gov/cia/publications/factbook/geos/bo.html>
En septembre 1993, le Belarus a fait une demande d’accession à l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Depuis juin 1997, le Groupe de travail de l'accession du Belarus examine les différents secteurs de l’économie de marché du pays.
État d'avancement des travaux du Groupe de travail de l'accession :
<http://www.wto.org/french/thewto_f/acc_f/a1_belarus_f.htm>
Organisation des Nations-Unies (ONU) - Objectifs du Millénaire pour le Développement
Les Objectifs du Millénaire pour le Développement constituent un ensemble de priorités - qui vont de la réduction de la pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du sida - à réaliser d'ici 2015.
* Les Objectifs du Millénaire pour le développement – ONU des 191 Etats Membres : <http://www.un.org/french/millenniumgoals/index.html>
Millennium Development Goals in Belarus. [en ligne].
<http://un.by/en/undp/milleniumgoals/>
UNDP in Belarus – Annual report 2005. 21 p. [en ligne]. Anglais.
<http://un.by/pdf/report2005.pdf>
En Octobre 2004, la Constitution de la Biélorussie ne permettait pas au Président sortant, Alexandre Loukachenko, dont le second mandat devait toucher à sa fin en mars 2006, de se représenter. Il a donc appelé à un second référendum national, après celui de 1996, sur la révision de la Constitution : entaché de nombreuses fraudes, ce référendum lui a donné les pleins pouvoirs et la possibilité d’être réélu sans limitation de durée ni de mandat. Depuis cette date, la situation des droits de l’homme s’est fortement dégradée et les autorités biélorusses poursuivent leur politique de « mise au pas » de la société civile (liberté de la presse, liberté d’association, liberté religieuse…) et de l’opposition.
Conseil de l’Union européenne
Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne concernant la « loi anti-révolutionnaire » en Biélorussie. Bruxelles, 2 décembre 2005. 2 p. [en ligne].
<http://ue.eu.int/ueDocs/cms_Data/docs/pressData/fr/cfsp/87358.pdf>
*Le 2 décembre 2005, l’Assemblée nationale du Belarus a adopté en première lecture un projet de « loi antirévolutionnaire » visant à réprimer les activités pouvant « discréditer la Biélorussie », notamment à l’étranger, étouffant ainsi la liberté de parole des biélorusses, à l’approche des élections présidentielles de mars 2006.
Conseil de l’Europe
Rapport sur les personnes disparues au Belarus – 4 février 2004. [en ligne].
<http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/doc04/FDOC10062.htm>
U.S. Department of state
Belarus - Country Report on Human Rights Practices - 2005. Bureau of Democracy, Human Rights and Labor. 8 mars 2006. [en ligne]. Anglais.
<http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2005/61638.htm>
*Composé de rapports particuliers ayant trait à 196 pays, ce rapport est destiné à évaluer le respect des droits de l'homme dans le monde entier. Le rapport indique ainsi que la Biélorussie, au même titre que le Cambodge, la Chine, le Zimbabwe et le Venezuela, a adopté des lois défavorables aux médias et aux ONG.
Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH)
Rapport 2005. L’obstination du témoignage.
Belarus. p. 192-196. [en ligne].
<http://www.fidh.org/IMG/pdf/fullobs2005f.pdf>
*Le rapport de la FIDH 2005 indique les principales atteintes aux droits de l’homme :
- une loi du 1er août 2005 portant sur la Loi sur « les associations publiques » (4 octobre 1994) remet en cause la liberté d’association, notamment celle des ONG, dont les activités peuvent être suspendues par décision de justice,
- entre novembre et décembre 2005, des amendements au Code pénal ont été adoptés par le Parlement, très restrictifs en termes de libertés d’association, de réunion et d’expression.
Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
Bélarus. La société civile indépendante « en liquidation ». 19 p. [en ligne].
<http://www.omct.org/pdf/observatory/Belarus_Report_2004_FR.pdf>
Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme. FIDH/OMCT.
Mission internationale d’enquête. Bélarus : la caricature de l’autocratie. La société civile prise dans l’étau. Septembre 2001. 33 p. [en ligne].
<http://www.omct.org/pdf/BelarusOBS050901.pdf>
International Helsinki Federation for Human Rights
Belarusian Helsinki Committee
*<http://bhc.unibel.by/index_e.htm>
Human Rights in Belarus – 2005. The international Helsinki Federation Report. 20 p. [en ligne]. Anglais.
<http://bhc.unibel.by/arhiv/BHCreportUN2005.doc>
Amnesty International
Belarus. Synthèse régionale. Rapport 2005.
<http://web.amnesty.org/report2005/blr-summary-fra>
Belarus. Europe and Central Asia Summary of Amnesty International’s Concerns in the Region. January – June 2005. p. 3-5.
<http://web.amnesty.org/library/pdf/EUR010122005ENGLISH/$File/EUR0101205.pdf>
Pour retrouver l’ensemble des documents relatifs au Belarus :
<http://web.amnesty.org/library/eng-blr/index>
Human Rights Watch in Belarus
*<http://hrw.org/doc/?t=europe&c=belaru>
Belarus. World Report 2006. p. 337-341.
Disponible sur : <http://extras.hrw.org/reports/wr2006.pdf>
Republic of Belarus – Violations of Academic Freedom. Juillet 1999. [en ligne]. Anglais.
<http://www.hrw.org/reports/1999/belarus/>
Depuis 2005, le gouvernement continue à utiliser les contrôles fiscaux et les nouvelles exigeances restrictives d'enregistrement pour compliquer la vie des ONG, de la presse indépendante, des partis politiques et des organisations minoritaires ou religieuses afin de les empêcher de fonctionner dans la légalité et pouvoir les liquider par voie de justice.
Le 27 avril 2006, les chefs de l’opposition, Aleksandr Milinkevich, Vintsuk Vyachorka, Aleksandr Buchvostau et Sergei Kalyakin, ont été arrêtés à Minsk et condamnés à 15 jours d'emprisonnement, accusés d’avoir organisé et participé à un rassemblement non autorisé afin de protester sur la gestion gouvernementale de l'accident nucléaire de Tchernobyl de 1986.
*La presse indépendante ou d’opposition a fait l’objet de mesures officielles, notamment le harcèlement fiscal, afin d’interdire de fait sa diffusion.
Parlement européen
Résolution du Parlement européen sur l'indépendance des médias et la situation politique en Biélorussie 6 p. 21 septembre 2005.
Reporters sans frontières
Belarus : l’acharnement contre les médias érigé en système. Annabelle Arki. Mars 2006. 8 p. [en ligne].
<http://www.rsf.org/IMG/pdf/rapport_fr_bd_2.pdf>
Bélarus – Rapport annuel 2006.
<http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17297&Valider=OK>
OSCE (Organization for Security and Co-operation in Europe)
The Representative on freedom of the Media
Visit to Belarus – Observations and recommendations. Miklós Haraszti. 10 mars 2005. 11 p. [en ligne].
<http://www.osce.org/documents/rfm/2005/03/4390_en.pdf>
Freedom of the media in Belarus. Vienne, 31 mai 2001. 81 p. [en ligne].
<http://www.osce.org/documents/rfm/2001/05/2276_en.pdf>
Concernant la protection des minorités nationales, la Biélorussie dispose d’un certain nombre de mesures juridiques qui devrait offrir une protection en matière linguistique et dans le domaine des nationalités. Cependant, la politique pratiquée à l'égard des minorités nationales ne respecte pas vraiment l’ensemble de ces mesures.
*<http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/bielorussie4-minorites.htm>
Environnement/Santé : la catastrophe de Tchernobyl
*Le 26 avril 1986, l'accident nucléaire de Tchernobyl en Ukraine contamine la Biélorussie soviétique : 70 % du territoire est touché par les retombées radioactives et plus de 2 millions de personnes sont contaminées. En 1996, la Marche de Tchernobyl, organisée en marge de la commémoration officielle du 26 avril, sera durement réprimée par le gouvernement d’Alexandre Loukachenko.
OMS – Organisation Mondiale de la Santé
Chernobyl’s Legacy : health environmental and socio-economic impacts – Recommendations to the governments of Belarus, the Russian Federation and Ukraine. 55 p. [en ligne].
<http://www.who.int/ionizing_radiation/chernobyl/chernobyl_digest_report_EN.pdf>
Greenpeace
The Chernobyl catastrophe : consequences on human health. 18 avril 2006. 139 p.
<http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/impact-sanitaire-tchernobyl.pdf>
*Ce rapport inédit et réalisé par 60 scientifiques du Belarus, d’Ukraine et de Russie démontre que l'impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl a été largement sous-estimé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).
*En juin 2001, le professeur Youri Bandazhevski, scientifique biélorusse de renommée internationale, spécialisé dans la recherche médicale liée à la radioactivité nucléaire, avait été condamné à 8 ans d'incarcération pour des faits de corruption non prouvés. Recteur de l'Institut de Gomel, en zone contaminée par l'accident de Tchernobyl, il avait surtout relevé les effets néfastes de la catastrophe sur la population, démentant ainsi les thèses officielles d’Etat. Remis en liberté depuis août 2005, il lui est cependant interdit d’exercer toute fonction administrative ou exécutive au sein des institutions publiques.
Interview du Professeur Yuri Bandazhevsky. Conférence de presse. Minsk, avril 2000.
<http://www.dissident-media.org/infonucleaire/banda.html>
Relations Russie-Eurasie/Biélorussie
CEI – Communauté des Etats indépendants
Créée en décembre 1991 (Minsk), la Communauté des Etats indépendants (CEI) se compose de douze Etats : la Fédération de Russie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ukraine. Le Comité de coopération économique créé en janvier 1993 devient un véritable organe politique. Les principales préoccupations sont les relations économiques et les problèmes de sécurité collective. Si cette coopération économique a connu un sort malheureux, particulièrement du aux décisions prises par la Russie, la CEI n’est pas amenée à disparaître : la Russie devra définir une nouvelle politique à son égard. Cependant, à travers les réunions et les sommets des différents pays, elle offre un cadre au règlement de certaines questions bilatérales permettant à la Russie de faire valoir ses priorités.
La Biélorussie est l’un des membres fondateurs, avec la Russie et l’Ukraine, de la CEI, concrétisée par la signature du Traité de Belovejskaïa Poutchna le 8 décembre 1991. Elle participe à la majorité des organes qui ont été créés au sein de la CEI.
*<http://www.cis.minsk.by/main.aspx?uid=74>
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus – Cooperation in Commonwealth of Independent States. [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/multicoop&id=1>
Union Russie- Biélorussie
Le 2 avril 1996, Boris Eltsine et Alexandre Loukachenko signaient un accord prévoyant la mise en commun des potentiels socio-économiques et militaires des deux pays. Le 2 avril 1997, la Biélorussie et la Russie ont créé une « Union » de type confédéral avec pour objectifs l’instauration d’une monnaie et d’un Parlement communs, permettant toutefois aux deux pays de conserver leur souveraineté nationale. Cependant, si cette Union existe formellement, elle se heurte aux différentes politiques économiques des deux pays et Vladimir Poutine se montre peu pressé de l’appliquer concrètement, le coût d’une telle intégration étant élevé.
Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Belarus
Belarus – Relations between Belarus and Russia, creation of the Union State. [en ligne]. Anglais.
<http://www.mfa.gov.by/eng/index.php?d=policy/bicoop&id=7>
Wikipedia - Union of Russia and Belarus. [en ligne]. Anglais.
<http://en.wikipedia.org/wiki/Union_of_Russia_and_Belarus>
The Significance Of The Russia-Belarus Union. David R. Marples. Belarus news and analysis, October 25, 2005. [en ligne]. Anglais. Published by The Jamestown Foundation.
<http://www.data.minsk.by/belarusnews/102005/77.html>
Analysis - Russia-Belarus union threatens stability across post-Soviet region. Paul Noble. The Ukrainian Weekly, December 19, 1999, n° 51, Vol. LXVII. [en ligne]. Anglais.
<http://www.ukrweekly.com/Archive/1999/519905.shtml>
Analysis - The new union signed by Russia and Belarus. David R. Marples. The Ukrainian Weekly, April 21, 1996, No. 16, Vol. LXIV. [en ligne]. Anglais.
<http://www.ukrweekly.com/Archive/1996/169602.shtml>
L'Otan a signé de nombreux accords de coopération bilatéraux avec la plupart des États européens non membres et tous les pays de la CEI. Chaque État souhaitant participer au partenariat décide du niveau de collaboration qu'il souhaite entreprendre avec l'OTAN.
Après l'effondrement de l'Union Soviétique, la Biélorussie a établi, dès 1991, des relations de coopération avec l'OTAN et a commencé à participer au Conseil de coopération Nord Atlantique (COCONA). En janvier 1995, la Biélorussie et l’OTAN signent un accord dans le cadre du programme du Partenariat pour la paix. En mai 1997, la Biélorussie confirme sa participation au Conseil de Partenariat euro-atlantique (CPEA).
Partenariat pour la Paix (10 janvier 1994) – OTAN
Partnership for Peace: Framework Document - 10 January 1994. [en ligne]
Disponible sur : <http://www.nato.int/docu/comm/49-95/c940110b.htm>
Belarus - Related Documents on NATO Website. [en ligne]. Anglai