Palmyre, une géopolitique des ruines

Par Jean-Pierre PAYOT, le 17 novembre 2015  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Passionné d’archéologie, Jean-Pierre Payot est agrégé d’histoire géographie et formateur au CEPEC International. Il a publié "La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique", Paris, Choiseul.

Ce qui se joue à Palmyre s’inscrit dans un cadre géopolitique spécifique. Deux conceptions du monde et de l’humanité s’affrontent au travers de l’usage des ruines archéologiques.

LE 21 mai 2015, après une vaste offensive, DAESH s’empare de Palmyre. L’antique cité syrienne, préservée jusque-là des assauts des djihadistes, se trouve tout à coup submergée et occupée. Au-delà d’une certaine stupeur cet événement ne va pas sans provoquer, à travers le monde, une inquiétude légitime. Le souvenir des bouddhas de Bamyan au destin funeste refait soudainement surface. Palmyre va-t-elle subir le même sort que celui que les Taliban avaient infligé en 2001 aux célèbres monuments afghans ? Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité que des « conquérants », au nom de leur dieu ou de leur idéologie particulière, mettent à mal des trésors de l’humanité. On sait ce qu’il advint de nombre de statues, d’objets, ou même de villes mises à sac sous les coups de boutoir des « barbares », venant de contrées obscures et pénétrant sans coup férir dans tel ou tel empire « civilisé », qu’il fût romain ou chinois… On sait aussi les ravages que purent commettre, sur différents patrimoines, toutes les formes historiques de colonisation dans le monde. Plus récemment, des guerres intestines, en particulier dans le « Tiers monde », et surtout des guerres conventionnelles de grande ampleur, menées par exemple au Moyen Orient, ont été particulièrement néfastes pour les richesses archéologiques et patrimoniales détenues par les pays victimes de ces conflits. L’exemple syrien apparaît donc comme un épisode supplémentaire dans la longue histoire des destructions culturelles depuis sans doute l’origine de l’homme. Et pourtant ! A observer de près ce qui est en train de se dérouler à Palmyre, on ne peut manquer de constater l’originalité de la situation.

Les enjeux dont la cité fait l’objet, du fait de l’existence d’une certaine profondeur historique et symbolique liée au site même, présentent en effet un caractère très spécial. Cette profondeur explique pleinement les risques qui pèsent désormais sur ce joyau syrien. Déjà, les populations sur place subissent de terribles violences par les occupants. Mais outre le scandale provoqué par ces violences et leur caractère inadmissible, se pose la question de savoir ce qu’il pourrait advenir de la cité dans son intégrité physique et historique. Les djihadistes n’ont pas manqué d’envoyer un signal fort de leurs intentions à l’égard des monuments antiques, en détruisant deux sanctuaires après la prise de la ville. Ils n’ont pas hésité par ailleurs à poser un grand nombre de mines ; de quoi anéantir complètement le site. Et pourtant… L’essentiel des colonnes, des pilastres et des murs de Palmyre est encore debout. Est-ce à dire que DAESH, traversé par des scrupules aussi soudains qu’improbables, redoute tout à coup de réduire en cendre les lieux ? Certainement pas. La destruction toute récente de l’arc de triomphe de Palmyre prouve le contraire. Et ce n’est pas la contre-offensive actuellement menée par les forces de la coalition qui nourrissent d’une manière ou d’une autre d’éventuels atermoiements du tout nouvel Etat Islamique. Il est certain que tant qu’il a la main mise sur ce morceau de territoire, DAESH continue d’utiliser à son gré sa récente conquête. En fait, l’usage qu’il en fait, nous le verrons, est éminemment politique (d’aucuns diraient machiavélique). Ou, dans la mesure où il est étroitement lié à des enjeux ayant trait à la possession d’un territoire, il est essentiellement géopolitique. Quoi qu’il en soit, pour nous occidentaux, la question est de savoir s’il faut réellement craindre pour la survie de Palmyre. L’antique et honorable cité doit-elle être sauvée ? Cette question est certes partagée par les deux camps mais les spéculations sur lesquelles elle se base demeurent résolument opposées…

Palmyre, un carrefour historique

Le site de Palmyre offre un ensemble de vestiges d’une importance historique et culturelle considérables. Historique d’abord. Palmyre fut jadis un véritable oasis dans le désert syrien. La cité, au carrefour de grandes routes commerciales, demeurait un grand centre d’échanges caravanier débouchant sur la Méditerranée. Recueillant des marchandises provenant des confins du monde et transitant par la Mésopotamie, Palmyre, dans l’Antiquité, se présentait comme une sorte de plaque tournante qui redistribuait les trafics jusqu’en Egypte, via le riche territoire de la Phénicie. Jouissant ainsi de sa situation, la cité antique atteignit rapidement un haut niveau de prospérité et cela dès l’époque hellénistique. Pas étonnant, dès lors, qu’elle suscita, à de nombreuses reprises la convoitise de ses voisins plus ou moins lointains. Les Romains, par exemple, au premier siècle av J.C., dans leur progression au Moyen-Orient, mirent le siège devant la ville. Sans succès… Du moins jusqu’à ce que Tibère l’intègre dans l’empire romain à partir de 19 après J.C.

Dans le cadre de la « Pax Romana », Palmyre poursuivit sa croissance. L’aide précieuse de l’empereur Hadrien, au IIe siècle y contribua puissamment. Cependant, bien que bénéficiant de la très haute bienveillance de Rome, Palmyre dut subir la pression croissante de son grand voisin, l’empire Perse. Afin de sauvegarder la cité d’une quelconque emprise de ce nouvel ennemi, Rome, désormais affaiblie par une crise interne sans précédent et par de nombreuses invasions venues de l’extérieur, n’hésita pas à confier à un potentat local, Odénat, des pouvoirs extraordinaires, conférant ainsi à Palmyre une quasi indépendance. Au nom de Rome, Odénat, prince de Palmyre, affirma ainsi progressivement son pouvoir sur l’ensemble de l’Orient. A sa mort, sa veuve Zénobie, reprit cette charge au nom de son fils Wahballat. Dévorée d’ambition, cette femme énergique, alla bientôt jusqu’à constituer son propre empire, concurrent de Rome. Intégrant la Syrie, l’Egypte et l’Arabie, cette nouvelle entité territoriale, apparut bien vite comme une menace pour l’empereur Aurélien qui lança une offensive sur l’empire palmyrénien. Le résultat ne se fit pas attendre : outre la déchéance et la capture de la reine, la cité fut bientôt reléguée au simple rang de ville de garnison…

Le déclin de Palmyre fut ainsi consommée jusqu’au VIIe siècle au moment de l’invasion arabe. Tantôt embellie par des califes, tantôt agressée par les croisés et d’autres conquérants, comme Tamerlan au tout début de XVe siècle, la cité s’enfonça peu à peu dans l’oubli, ne laissant subsister d’elle que ses monuments dégradés, témoignant à eux seuls de son passé glorieux. La présence de missions archéologiques, sous mandat français, après la Première Guerre mondiale, contribua à la mise au jour de nombreux vestiges. Une fois indépendante, la Syrie sut tirer un profit touristique non négligeable de ces fabuleux trésors…

Si l’intérêt historique de Palmyre ne fait aucun doute, sa richesse culturelle constitue pour la Syrie un élément phare de son patrimoine. D’un point de vue culturel, Palmyre constitue en effet un des joyaux culturel du pays. Les vestiges concentrés sur le site sont inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980. Ils constituent par là même, non seulement une marque de dimension fortement identitaire pour les Syriens, mais aussi une trace du génie humain développé dans cette région comme un marqueur fort dans « l’universalité humaine ». Temples, colonnes, arc de triomphe, théâtre, tétrapyle, camp légionnaire, tours funéraires… Le capital archéologique est considérable. Il représente, à n’en pas douter une partie du noyau dur du patrimoine syrien et sans doute un fragment majeur de la mémoire nationale. A ce titre, il représente un enjeu de premier ordre dans le conflit qui oppose les différents belligérants du conflit syrien depuis 2011.

Un chantage aux ruines

Ce qui se joue à Palmyre est une sorte de jeu de patience. Un jeu de patience à différentes échelles. Localement, et depuis longtemps déjà, les tensions sont vives entre une population en majorité sunnite et le régime en place depuis longtemps décrié. La guerre civile a depuis peu augmenté ces tensions en faisant de Palmyre un des points stratégiques sur la carte du conflit. A l’échelle nationale, les offensives et contre offensives autour du site, démontrent, s’il était nécessaire, l’importance du contrôle de la ville. Mais le « grand jeu » de Palmyre (si l’on peut oser cet emprunt à Rudyard Kipling) met aux prises des acteurs qui opèrent non seulement sur le terrain, mais aussi plus largement à l’échelle du monde. Disons, à l’échelle des grandes puissances du monde.

Les islamistes inaugurent un tout nouvel usage des ruines.

Expliquons-nous. Si Palmyre est devenue un enjeu géopolitique, c’est bien parce que sa survie, qui est en péril, interroge directement les deux forces opposées en présence. Il y a ceux qui depuis peu contrôlent la ville et son site archéologique, en menant sur place une véritable politique de terreur (DAESH) ; il y a ceux qui ont vu ce même site leur échapper, perdant du même coup, une sorte de verrou stratégique (le régime en place) ; et puis il y a les « arbitres », du moins en apparence, c’est-à-dire les Occidentaux qui se gardent jusqu’à présent d’entrer « explicitement » dans le conflit (à la différence de la Russie qui vient d’y opérer une entrée fracassante) mais qui de loin, distribuent les « bons » ou « mauvais » points à des adversaires qui, bien qu’opposés, représentent, somme-toute, le même degré de nocivité politique. Or, ces « observateurs » (dont l’activité dans le conflit reste plutôt limitée) n’ont pas manqué de pousser des hauts cris lorsque le joyau palmyrénien est tombé aux mains de l’Etat Islamique en mai 2015. Sachant le comportement destructeur des djihadistes à l’égard des ruines archéologiques en général (comportement qu’ils ont amplement montré sur de nombreux théâtres d’opération que ce soit en Irak ou au Mali), qu’allait-il advenir de la belle cité de Palmyre ? Et aussitôt les occidentaux de s’alarmer : comment sauver Palmyre ? Car de toute évidence, la mainmise des islamistes sur le site ne serait pas sans conséquences sur l’intégrité des lieux. « Il faut sauver Palmyre ! » Voilà le mot d’ordre qui fit bientôt de nombreux échos dans toutes les chancelleries et dans toutes les rédactions des grandes capitales du « monde libre ». Sauver Palmyre, oui, pour la culture, pour la culture de l’humanité. L’intention contenue dans le mot d’ordre fut et demeure encore largement humaniste. Pour les Occidentaux, Palmyre est en effet ce qu’on peut appeler un résumé, un succédanée, un précipité, une synthèse du génie humain dans son ensemble, sans distinction de « races », d’ethnies ou de religion. En ce sens, Palmyre est « à tout le monde » ; Palmyre est à l’humanité. C’est justement à ce titre que le site est classé au patrimoine de l’Unesco. Or, dans ce discours, légitime s’il en est, on sent poindre l’universalisme qui est un trait tout aussi dominant de la culture occidentale. L’universalisme culturel qui englobe tout, qui se veut tolérant, constitue précisément une sorte de marqueur de cette culture occidentale qui, à l’évidence, se revendique comme telle à l’échelle mondiale. Dès lors, le message est codé. Défendre les ruines de Palmyre, c’est défendre une conception du monde, universelle, à connotation occidentale. Les détruire, revient obligatoirement à prendre le contre-pied de cette conception, c’est anéantir l’universalisme englobant et, partant, « étouffant » de l’occident sur le monde, c’est nier l’irréductibilité d’une certaine idéologie religieuse qui elle, ne se partage aucunement… Donc, le jeu est simple : l’occident avec son représentant docile qu’est l’UNESCO d’un côté, contre Dieu tel que perçu aux fondements de l’Islam, irréductible, non sécable, non « dispersable », de l’autre. Le jeu est subtil. Ceux qui le pratiquent en connaissent les codes. Mais, de toute évidence, les atouts sont du côté de celui qui a les meilleures cartes. Or, dans la partie, c’est bien DAESH qui est en position de force. Les ruines sont à sa merci. Sa stratégie, dans le dialogue avec l’Occident, est simple : elle se fonde sur la patience, ou si l’on préfère sur le chantage. Il faut tenir « son » monde en haleine, détruire oui, mais pas d’un coup, pas d’un seul revers de main dédaigneux. Il faut procéder au compte-goutte afin de faire bien sentir à « l’autre » qui domine, qui possède les lieux. Ainsi le défi est-il lancé. A termes, l’occident devra finir par admettre son impuissance à sauver « sa » culture ! A destination de l’ONU qui est une émanation de l’Occident et dont l’UNESCO n’est qu’un moyen, le message est clair :

. DAESH détient une emprise totale sur le temps. Seul le présent du djihad compte, seul le présent éternel du dieu absolu importe. Tout ce qui est antérieur n’existe pas et est voué au néant… L’actualité ne peut être que celle que l’idéologie religieuse impose.

. DAESH détient une emprise totale sur l’espace, c’est-à-dire sur le territoire tombé entre ses mains. En ce sens, la possession de Palmyre relève bien d’une dynamique purement géopolitique.

Mais ce n’est pas tout ! Non contents de signifier aux occidentaux leur impuissance, les islamistes inaugurent un tout nouvel usage des ruines. Les vestiges, les monuments immémoriaux, sont désormais la toile de fond, le décor funèbre de mises à mort maintes fois répétées. A grand renfort de scénarios macabres, l’on tue à Palmyre. Le 27 octobre 2015, trois personnes sont enchainées à des colonnes. On a pris soin au préalable de les charger d’explosif. En un instant, hommes comme pierres, disparaissent, foudroyés. Encore ce jeu de patience. Morceau par morceau, tout est peu à peu englouti. Et la superposition, l’entremêlement de l’élément humain et du vestige n’est pas fortuit. Il est cynique. Il montre le peu de cas que l’on fait de l’être avec ce qu’il a de meilleur depuis que l’homme est homme : sa capacité à produire, à créer, à s’élever, seul, par son propre miracle. Avec ironie on fait exploser l’homme avec la culture… Et l’on adresse aussitôt un sourire à l’occident. Voyez votre vulnérabilité, votre fragilité… Notre monde est plus unique, plus systématique, plus… simple !

C’est donc bien ce jeu de patience qu’il faut supporter. Un jeu qui fait un usage mortifère de tout ce qui représente la vie. Le 18 août 2015, Khaled al-Asaad, l’éminent ex-directeur des Antiquités de Palmyre, payait de sa vie son amour de l’histoire, son respect du passé et de la grandeur de l’homme. Il fut décapité sur place, sans autre forme de procès. Et combien d’autres plus anonymes, avant lui, autour de lui, ont péri du même sabre ?

La deuxième mort de Palmyre

Mais on peut aller encore plus loin dans la symbolique de Palmyre. La subtile insistance avec laquelle les récents conquérants de Palmyre mettent en pièce la cité antique a de quoi interroger. Et si, pour les djihadistes, Palmyre était un symbole, un de ces symboles qu’il faut détruire absolument, mais dont la teneur est telle qu’il mérite une mise à mort lente et programmée, minutieuse, calculée et médiatique ? Un symbole Palmyre ? Oui, à n’en pas douter. Cela pour deux raisons :

. Palmyre est un symbole d’indépendance. Nous l’avons vue alors qu’elle défiait l’empire romain au point de vouloir prendre sa place. Or cette fierté, cette indépendance qui mérita autrefois le pire des châtiments (le déclin et l’oubli) ne mérite-t-il pas aujourd’hui le même sort en plus aggravé, c’est-à-dire la destruction ? Spéculation d’intellectuel ? Peut-être, mais on ne peut s’empêcher de voir dans le sort qui est réservé actuellement à la cité, un ressort d’ordre anthropologique faisant référence au sacrifice. Sacrifier le symbole, non sans rituel d’ailleurs, afin de mieux légitimer l’œuvre de domination.

. Palmyre est une femme. La formule, pour surprenante qu’elle soit, peut paraître absurde, mais elle n’est pas tout à fait dénuée de fondements. Palmyre, si elle est connue avant tout dans l’Histoire, c’est avant tout par l’épopée de sa reine, Zénobie. Une reine ! Quand on sait la place que l’Islam radical accorde aux femmes ! Or, cette souveraine a eu de surcroît l’audace de se révolter et de revendiquer son indépendance. Encore un symbole qui, à n’en pas douter, ne peut mériter que l’opprobre et la haine de ceux pour qui la femme est si peu aux yeux de Dieu. Et encore un motif (certes, sans doute très éloigné) de mise à mort lente et raffinée de la cité. Comme Zénobie autrefois avait fini enchaînée et humiliée au triomphe de l’empereur, Palmyre, semble aujourd’hui associé au destin funeste de son ancienne souveraine.

Si, autrefois, les Romains avaient ménagé l’intégrité physique de Palmyre, il semblerait que nous assistions en 2015 à une mise à mort programmée de la cité antique. Il s’agirait donc d’une deuxième mise à mort mais qui, cette fois, viserait l’anéantissement complet du site. En fait, l’intérêt géopolitique de Palmyre, sa profondeur historique et symbolique, semblent expliquer le nouveau traitement qui lui est réservé : la destruction pas à pas, morceau par morceau du site, au fil d’un chantage adressé, semble-t-il, directement à l’occident. Ce qui se joue à Palmyre s’inscrit dans un cadre géopolitique spécifique. Deux conceptions du monde et de l’humanité s’affrontent au travers de l’usage des ruines archéologiques. D’un côté, la sauvegarde d’un patrimoine constitutif de ce que l’on peut nommer l’aventure humaine sur la Terre et possédant par là-même un caractère universel ; de l’autre l’effacement des ruines considérées comme « impures » et illégitimes, car antérieures et extérieures aux fondements d’une idéologie religieuse exclusive et, partant, vouées à la seule destruction. Or, les termes d’un tel affrontement de nature culturelle ne sont pas sans rappeler le combat que les démocraties avaient dû âprement mener, voici un peu plus de soixante ans, contre les régimes totalitaires. Quoi qu’il en soit, une fois encore, l’épisode malheureux de Palmyre démontre à quel point les ruines demeurent, au sein de conflits de différentes natures, de véritables enjeux de type géopolitique.

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| Dernière mise à jour le samedi 3 décembre 2016 |
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